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Procédure à suivre pour échanger une parcelle agricole louée - 27 Févr. 2026

QUESTION :
J'envisage de faire un échange de parcelles avec un voisin agriculteur comme moi. Dois-je recueillir l'autorisation de mon propriétaire ?

RÉPONSES :

Pendant la durée du bail, vous pouvez procéder à l'échange d'une parcelle que vous louez sans avoir besoin de demander l'autorisation préalable de votre propriétaire. En revanche, vous devez impérativement l'informer de la réalisation de l'opération, et ce par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. À défaut d'accomplissement de cette formalité, l'échange serait considéré comme une sous-location prohibée et le propriétaire serait alors en droit d'obtenir la résiliation du bail pour ce motif, sans même qu'il ait à démontrer que l'opération a été de nature à compromettre la bonne exploitation du fonds.

Une fois informé, le propriétaire dispose d'un délai de 2 mois pour s'opposer à l'échange en saisissant le tribunal paritaire de baux ruraux. Il devra alors démontrer en quoi l'échange n'est pas de nature à assurer de meilleures conditions d'exploitation.

Existence d'un droit de rétractation en cas de contrat conclu à distance - 25 Févr. 2026

QUESTION :
À la suite d'un échange téléphonique avec un particulier, notre société, dont l'activité consiste à dispenser des formations professionnelles, lui a adressé, par courrier, un dossier d'inscription à une formation. Cette personne a signé le contrat à son domicile, puis est venue le déposer dans nos locaux avant de se rétracter quelques jours plus tard et de réclamer le remboursement des sommes versées. Mais en avait-elle le droit ?

RÉPONSES :

Dès lors qu'un contrat est conclu à distance, par exemple à la suite d'un démarchage téléphonique ou hors de l'établissement du professionnel, le consommateur dispose d'un délai de 14 jours pour se rétracter. Et selon la loi, un contrat à distance est celui qui est conclu entre un professionnel et un consommateur, dans le cadre d'un système organisé de vente ou de prestation de services à distance, sans leur présence physique simultanée, par le recours exclusif à une ou plusieurs techniques de communication à distance jusqu'à la conclusion du contrat. Ce qui avait bien été le cas ici. Le simple fait que le dossier d'inscription signé ait été déposé dans les locaux de votre société étant sans incidence sur la qualification de contrat à distance.

Votre client avait donc bel et bien le droit de se rétracter dans les 14 jours suivant la conclusion du contrat.

Mise à disposition d'immeubles saisis à des associations - 23 Févr. 2026

QUESTION :
Nous avons entendu dire que les pouvoirs publics pouvaient mettre des logements confisqués à disposition d'associations. Pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement de ce dispositif ?

RÉPONSES :

En effet, les biens immobiliers confisqués à l'issue d'une condamnation pénale peuvent être mis à la disposition notamment des associations dont les activités entrent pour leur ensemble dans le champ du b du 1 de l'article 200 du Code général des impôts (caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, humanitaire, sportif, familial, culturel…) ainsi que des associations ou fondations reconnues d'utilité publique.

Les biens disponibles sont recensés sur le site de l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC).

Les associations et fondations intéressées doivent transmettre un dossier de candidature précisant notamment l'usage qu'elles veulent faire du bien immobilier et leur aptitude à le gérer et l'exploiter. Ensuite, les associations et fondations retenues signent avec l'AGRASC un contrat de mise à disposition du bien immobilier d'une durée de 3 ans renouvelable une fois pour la même durée. Ce contrat peut être conclu à titre gratuit ou à titre onéreux.

À savoir : l'organisme bénéficiaire de cette mise à disposition doit prendre à sa charge les coûts liés à l'exploitation et à l'entretien courant de l'immeuble ainsi que les taxes et contributions.

Entretien d'évaluation des salariés - 23 Févr. 2026

QUESTION :
J'envisage d'organiser des entretiens d'évaluation de mes salariés. Peuvent-ils refuser d'y participer ?

RÉPONSES :

Dans le cadre de votre pouvoir de direction, vous pouvez imposer des entretiens d'évaluation à vos salariés, cette pratique pouvant même être rendue obligatoire par votre convention collective. Dès lors, vous êtes en droit de sanctionner les salariés qui refusent d'y participer.

Mais attention, vous devez, avant toute chose, informer vos salariés de la mise en place de ces entretiens ainsi que des méthodes et techniques d'évaluation que vous allez éventuellement utiliser (auto-évaluation, contrôle des connaissances…).

Sachez, en outre, que l'entretien d'évaluation a pour but d'apprécier uniquement les aptitudes professionnelles de vos salariés et que cette évaluation doit reposer sur des critères précis, objectifs et pertinents. À ce titre, les juges considèrent comme illicite l'utilisation de certains critères, imprécis et subjectifs, qui se rapportent à l'évaluation comportementale des salariés, comme l'appréciation de leur courage, de leur comportement éthique, de leur optimisme ou encore de leur bon sens.

À noter : vous ne pouvez pas sanctionner un salarié qui participe à l'entretien d'évaluation mais qui refuse de signer son compte-rendu en raison d'un désaccord sur son contenu (sauf, par exemple, propos injurieux ou abusifs).

Date de comptabilisation des dons consentis à des associations - 17 Févr. 2026

QUESTION :
Notre association a reçu de nombreux dons de sommes d'argent dans les derniers jours de l'année 2025. Devons-nous les comptabiliser sur l'année 2025 ou sur l'année 2026 ?

RÉPONSES :

La date de comptabilisation des dons, et donc celle à inscrire sur le reçu fiscal que vous délivrerez, le cas échéant, à vos donateurs, dépend du mode de paiement du don.

Ainsi, pour les dons consentis par chèque, la date à retenir est celle à laquelle le chèque a été remis à l'association ou a été reçu par la poste (et non pas la date à laquelle vous déposez le chèque sur le compte de l'association). Pour les dons effectués par virement, prélèvement ou par carte bancaire, la date à retenir est, selon le BOFiP, celle de l'inscription de la somme au crédit du compte de votre association.

Obtention d'une attestation de régularité fiscale - 13 Févr. 2026

QUESTION :
Afin de développer l'activité de mon entreprise, je suis en train de souscrire un prêt auprès d'une banque. Cette dernière me demande de lui fournir une attestation de régularité fiscale. Comment puis-je l'obtenir ?

RÉPONSES :

La procédure à suivre pour obtenir cette attestation dépend du régime fiscal de votre entreprise. Si elle relève de l'impôt sur le revenu, vous devez la demander en renseignant le formulaire n° 3666 et le transmettre à votre service des impôts des entreprises (SIE) via la messagerie sécurisée de votre espace professionnel sur impots.gouv. Si votre entreprise est soumise à l'impôt sur les sociétés, la démarche est plus simple car vous pouvez obtenir l'attestation directement en ligne depuis votre espace professionnel, sous réserve d'avoir adhéré au service « Consulter mon compte fiscal ».

Pour rappel, l'attestation de régularité fiscale permet d'apporter la preuve que votre entreprise est à jour de ses obligations fiscales (déclaration et paiement de la TVA, de l'impôt sur les bénéfices et des prélèvements sociaux).

À savoir : cette attestation peut également être demandée aux entreprises qui candidatent à un marché public.

Résiliation d'un bail d'habitation pour loyers impayés - 12 Févr. 2026

QUESTION :
Mon nouveau locataire ne paie plus ses loyers depuis quelques mois maintenant. Quelles démarches puis-je entreprendre pour mettre fin au bail ?

RÉPONSES :

Comme votre locataire ne respecte pas son obligation de payer les loyers, vous pouvez mettre un terme au bail qui vous lie. Un formalisme est toutefois à respecter. Si votre bail contient une clause dite « résolutoire » (ce qui est probablement votre cas puisque cette clause est obligatoire pour les baux conclus depuis le 29 juillet 2023), vous devez, dans un premier temps, faire appel à un commissaire de justice qui se chargera de délivrer un commandement de payer à votre locataire. Ce dernier disposant d'un délai de 6 semaines pour régler sa dette. S'il la rembourse dans ce délai, la procédure prendra fin et votre locataire pourra rester dans les lieux. Dans le cas contraire, vous devrez assigner votre locataire devant le tribunal judiciaire de votre secteur qui prononcera automatiquement la résiliation du bail. Si votre bail a été conclu avant le 29 juillet 2023 et qu'il ne contient pas de clause résolutoire, vous devrez alors saisir le tribunal (après avoir signifié au locataire un commandement de payer) qui examinera votre demande de résiliation du bail.

Présentation et contenu de la future loi « d'urgence agricole » - 03 Févr. 2026

QUESTION :
Savez-vous quand le gouvernement présentera le contenu de la loi agricole qu'il a récemment promise pour répondre aux revendications des exploitants agricoles ?

RÉPONSES :

Selon le calendrier annoncé par le gouvernement, le projet de loi dite « d'urgence agricole » sera présenté au Salon de l'agriculture à la fin du mois de février, puis au mois de mars prochain en conseil des ministres en vue de son examen au Parlement et de son adoption avant l'été. Il devrait notamment prévoir des assouplissements de la réglementation de l'usage de l'eau en agriculture pour permettre de débloquer de nombreux projets hydrauliques agricoles et une simplification des règles sur les rejets de nitrates, jugées trop complexes. Il contiendrait également un volet sur « les moyens de production » (sans plus de précisions) ainsi que des mesures relatives à la prédation du loup et de l'ours.

Décompte de la période d'essai d'un salarié - 03 Févr. 2026

QUESTION :
J'envisage de recruter un salarié en contrat à durée déterminée et de prévoir une période d'essai de 15 jours dans son contrat de travail. Comment cette période doit-elle être décomptée ?

RÉPONSES :

Sauf si votre convention collective ou le contrat de travail de votre salarié en dispose autrement, la période d'essai doit être décomptée en jours calendaires, c'est-à-dire en comptant chaque jour de la semaine, y compris les dimanches et les jours fériés. Sachant que si la fin de cette période tombe un dimanche ou un jour férié, son terme n'est pas reporté au jour suivant.

Veillez donc à bien décompter la période d'essai de votre salarié, en particulier si vous décidez d'y mettre fin, car, une fois cette période échue, seules quelques hypothèses vous permettront de mettre fin à la relation de travail avant le terme du CDD (force majeure, faute grave du salarié...).

À noter : si vous rompez la période d'essai de votre salarié, vous devez respecter un délai de prévenance dont la durée varie selon son temps de présence dans l'entreprise (24 heures, par exemple, s'il est présent dans votre entreprise depuis moins de 8 jours).

Avantage fiscal en cas d'abandon de frais par des bénévoles associatifs - 02 Févr. 2026

QUESTION :
Les bénévoles de notre association qui ne sont pas imposables et qui renoncent au remboursement des frais qu'ils ont engagés pour leurs missions associatives peuvent-ils bénéficier d'un avantage fiscal ?

RÉPONSES :

Les bénévoles ont le droit d'être remboursés des dépenses qu'ils effectuent dans le cadre de leurs missions associatives. Ils peuvent néanmoins décider de renoncer à ce remboursement au profit de leur association et, en contrepartie de cet abandon de frais, bénéficier de la réduction d'impôt pour dons.

Comme cet avantage fiscal est une « réduction » d'impôt et non un « crédit » d'impôt, seuls les bénévoles qui paient de l'impôt sur le revenu peuvent en bénéficier. Et le gouvernement a récemment indiqué que cette réduction ne serait pas transformée en crédit.

Précision : la réduction d'impôt vient en déduction de l'impôt sur le revenu qui est dû par les particuliers et, contrairement à un crédit d'impôt, elle n'est pas remboursée si son montant est supérieur à celui de l'impôt. Il en découle que les personnes qui ne sont pas imposables ne peuvent pas en bénéficier.

Cautionnement souscrit par un dirigeant marié sous le régime de la communauté - 02 Févr. 2026

QUESTION :
En contrepartie de l'obtention d'un prêt pour mon entreprise, je me suis porté caution auprès de la banque. Les biens que je détiens en commun avec mon épouse sont-ils engagés par ce cautionnement ?

RÉPONSES :

Non. Lorsqu'une personne mariée sous le régime légal de la communauté souscrit un cautionnement, par exemple un dirigeant de société en contrepartie de l'octroi par la banque d'un crédit pour son entreprise, les biens communs du couple ne sont pas engagés. Seuls les biens propres et les revenus de celui qui s'est porté caution (le dirigeant dans notre exemple) peuvent donc servir de gage au banquier en cas de défaut de paiement du débiteur (l'entreprise dans notre exemple).

Toutefois, lorsque le conjoint a expressément donné son consentement au cautionnement – ce qui est souvent le cas car beaucoup de banques l'exigent –, les biens communs des époux sont alors engagés. Mais attention, même dans ce cas, les revenus et les biens propres du conjoint restent à l'abri des poursuites des créanciers.

Précision : lorsque les époux s'engagent tous les deux en tant que caution pour garantir la même dette, tous les biens, communs et propres de chacun des époux, sont, cette fois, engagés.

Attribution de chèques-repas aux bénévoles associatifs - 21 Janv. 2026

QUESTION :
Notre association fait bénéficier ses salariés de titres-restaurant et nous souhaitons mettre en place l'équivalent pour nos bénévoles. Comment devons-nous procéder ?

RÉPONSES :

C'est dans le cadre d'une assemblée générale que votre association peut décider de distribuer des chèques-repas aux bénévoles ayant une activité régulière dans votre association. Une assemblée qui fixe le montant et les conditions d'attribution de ces chèques-repas.

Chaque bénévole a droit à un chèque par repas compris dans son activité journalière, son montant ne pouvant dépasser 7,50 € en 2026.

Contrairement aux titres-restaurant, le coût des chèques-repas est entièrement pris en charge par votre association. Cette contribution étant exonérée de toutes les cotisations et contributions sociales.

Enfin, sachez que les bénévoles qui quittent l'association doivent vous rendre les chèques-repas qu'ils n'ont pas utilisés.

En pratique : vous pouvez vous procurer les chèques-repas auprès des émetteurs de titres-restaurant.

Durée limitée d'une vérification de comptabilité - 15 Janv. 2026

QUESTION :
La société civile immobilière (SCI) dont je suis associé, qui exerce une activité de location de locaux nus, peut-elle bénéficier d'une durée de vérification de comptabilité dans ses locaux limitée à 3 mois comme les autres PME ?

RÉPONSES :

Malheureusement, non. Cette garantie bénéficie aux entreprises industrielles, artisanales, commerciales et agricoles, ainsi qu'aux personnes exerçant une activité non commerciale (donc les professionnels libéraux), dont le chiffre d'affaires n'excède pas certaines limites. Elle ne s'applique donc pas aux entreprises exerçant exclusivement une activité civile, comme c'est le cas pour votre SCI. Et cette exclusion demeure même lorsqu'une SCI a opté pour l'impôt sur les sociétés, ont récemment précisé les juges. Selon eux, bien que ses bénéfices soient alors déterminés, pour l'essentiel, d'après les règles prévues en matière de bénéfices industriels et commerciaux, ce régime d'imposition ne remet pas pour autant en cause la nature civile de son activité de location.

À noter : une entreprise qui exerce une activité civile accessoire en complément d'une activité industrielle, artisanale, commerciale, non commerciale ou agricole respectant la limite de chiffre d'affaires requise peut bénéficier de la durée limitée de la vérification.

Préavis de licenciement d'un salarié - 14 Janv. 2026

QUESTION :
Nous envisageons de licencier un salarié ayant un an d'ancienneté en raison de ses nombreux retards et de ses absences injustifiées. Quel préavis devons-nous lui accorder ?

RÉPONSES :

Selon le Code du travail, et sauf en cas de faute grave ou lourde, le salarié qui a une ancienneté d'au moins 6 mois a droit, en principe, à un préavis fixé à :- un mois pour une ancienneté de moins de 2 ans ;- 2 mois pour une ancienneté d'au moins 2 ans.

Cependant, si votre convention collective, le contrat de travail de votre salarié ou des usages prévoient une durée de préavis ou une condition d'ancienneté plus favorable pour le salarié, ce sont alors ces règles que vous devez appliquer.

Sachant que sont plus favorables pour le salarié :- une durée plus longue de préavis ;- une ancienneté plus courte pour bénéficier d'un préavis plus long (par exemple, un préavis de 2 mois pour une ancienneté de moins de 2 ans).

Effet d'une mise en demeure sur la prescription d'une créance - 12 Janv. 2026

QUESTION :
J'ai envoyé à un client, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, une mise en demeure de payer une facture restée impayée. Cette mise en demeure a-t-elle pour effet de repousser l'expiration du délai pour agir en justice contre lui ?

RÉPONSES :

Non, ni des courriers de relance ni même une mise en demeure n'ont pour effet d'interrompre le délai de prescription pour agir en justice (5 ans pour l'action d'un professionnel contre un autre professionnel et 2 ans contre un particulier) en vue d'obtenir le paiement d'une facture impayée. Par conséquent, si votre débiteur ne vous a pas payé malgré la mise en demeure et que le délai de prescription arrive bientôt à son terme, n'attendez pas davantage et agissez en justice contre lui sans tarder, par exemple en engageant une procédure d'injonction de payer.

Pacte Dutreil et changement d'activité - 08 Janv. 2026

QUESTION :
Mon père m'a récemment transmis son entreprise via un Pacte Dutreil. Aujourd'hui, je souhaite opérer un changement d'activité. En ai-je le droit ?

RÉPONSES :

Oui, le changement d'activité est autorisé. Toutefois, la société doit conserver une activité éligible pendant toute la durée de l'engagement collectif et de l'engagement individuel de conservation. Précisons que l'activité nouvelle, qui doit être exercée immédiatement après ou simultanément avec l'ancienne, doit revêtir une nature industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. À noter que le régime d'imposition de la société est sans incidence pour l'application de cette exigence.

Manifestation sur la voie publique : déclaration préalable - 30 Déc. 2025

QUESTION :
Notre association souhaite organiser, dans les rues de notre ville, une distribution de tracts en faveur de l'interdiction des pesticides. S'agit-il d'une manifestation soumise à déclaration ?

RÉPONSES :

Pour la Cour de cassation, constitue une manifestation « tout rassemblement, statique ou mobile, sur la voie publique d'un groupe organisé aux fins d'exprimer collectivement et publiquement une opinion ou une volonté commune ». Dès lors, toute manifestation sur la voie publique est soumise à une déclaration préalable auprès des autorités, même en l'absence de banderoles, de drapeaux ou de slogans, y compris donc une simple distribution de tracts.

Fin du statut de conjoint collaborateur agricole - 30 Déc. 2025

QUESTION :
J'ai entendu dire que mon épouse, qui travaille avec moi dans l'exploitation agricole en tant que conjoint collaborateur depuis 4 ans, ne pourra pas conserver ce statut très longtemps. Vous confirmez ?

RÉPONSES :

En effet, depuis une réforme entrée en vigueur en 2022, l'adoption du statut de conjoint collaborateur est désormais limitée à 5 ans. Les personnes (conjoints mariés, partenaires pacsés ou concubins) qui, depuis le 1er janvier 2022, travaillent dans une exploitation agricole sous ce statut devront donc, au bout de 5 ans, choisir de devenir soit chef d'exploitation au même titre que leur conjoint, soit associé (en intégrant la société de leur conjoint ou en créant une société avec lui), soit salarié. Et celles qui avaient ce statut avant le 1er janvier 2022 devront y mettre fin et changer de statut au plus tard le 31 décembre 2026.

Et attention, faute d'avoir choisi l'un de ces statuts, selon les cas, au bout de 5 ans ou au plus tard le 31 décembre 2026, le conjoint collaborateur sera réputé avoir choisi le statut de salarié.

Important : les conjoints qui avaient déjà le statut de conjoint collaborateur avant le 1er janvier 2022 et qui sont nés avant le 1er janvier 1965 peuvent conserver ce statut jusqu'à leur retraite.

Validité d'un avis de mise en recouvrement - 17 Déc. 2025

QUESTION :
À l'issue d'une vérification de comptabilité, mon entreprise a subi un rappel d'impôt. Un avis de mise en recouvrement (AMR) lui a donc été notifié. Or ce document ne comporte pas la signature de l'agent des impôts. Est-il néanmoins valable ?

RÉPONSES :

Oui, l'AMR est valable même sans signature de l'agent qui en est l'auteur tant qu'il comporte les autres mentions requises permettant d'identifier ce dernier. Sachant que le Conseil d'État vient d'admettre que l'absence de mention de la qualité de l'auteur, ou le caractère incomplet ou erroné de cette mention, n'est pas non plus de nature à remettre en cause la validité de l'AMR dès lors qu'il peut être identifié sans ambiguïté. Vous ne pouvez donc pas contester la validité de votre AMR sur ce fondement dès lors qu'il contient les éléments d'identification principaux de l'agent, à savoir ses nom et prénom ainsi que son service d'appartenance.

À noter : connaître l'identité de l'auteur de l'AMR permet au contribuable de s'assurer que celui-ci avait compétence pour l'émettre.

Champ d'application de la garantie légale de conformité - 15 Déc. 2025

QUESTION :
Dans le cadre de mon activité commerciale, je vends notamment des biens reconditionnés. Ces biens sont-ils concernés par la garantie légale de conformité ?

RÉPONSES :

La garantie légale de conformité s'applique aux contrats de vente de biens (ou de services numériques) entre un professionnel et un consommateur. Elle consiste pour le vendeur à répondre des défauts de conformité (panne, dysfonctionnement, caractère décevant du bien par rapport aux qualités annoncées…) qui existent au moment de la vente du bien et qui apparaissent dans un délai de 2 ans à compter de celle-ci en procédant au remplacement ou à la réparation du bien.

Cette garantie a vocation à s'appliquer tant aux biens vendus neufs que d'occasion, y compris aux bien reconditionnés. Sachant que pour les biens achetés neufs, le défaut de conformité est présumé exister au moment de l'achat s'il apparaît dans les 2 ans qui suivent. Pour les biens d'occasion (y compris les biens reconditionnés), cette présomption ne joue que pendant un an après l'achat. Passé ce délai (2 ans ou 1 an), l'acheteur est donc tenu de rapporter la preuve de l'existence du défaut de conformité au moment de l'achat.

Retrait de la mise à disposition d'une salle communale - 09 Déc. 2025

QUESTION :
Depuis plusieurs années, nous utilisons une salle communale pour les activités de notre association. Or nous avons récemment reçu une lettre du maire nous informant que nous n'aurions plus accès à cette salle. Pouvons-nous contester cette décision qui, selon les rumeurs, serait due à l'inimitié du maire à l'égard de notre nouveau vice-président ?

RÉPONSES :

Le maire peut mettre fin à la mise à disposition à une association d'une salle communale. Mais encore faut-il qu'il ait un motif valable ! Il peut ainsi invoquer les nécessités tirées de l'administration des propriétés communales, le fonctionnement des services, le maintien de l'ordre public ou encore un motif d'intérêt général.

En cas de doute sur le motif réel de ce retrait, vous pouvez, le cas échéant, contester la décision du maire devant le tribunal administratif.

Recours à un contrat à durée déterminée de remplacement - 02 Déc. 2025

QUESTION :
Un de nos salariés vient de démissionner. Pouvons-nous embaucher un salarié en contrat à durée déterminée afin de le remplacer le temps de compléter le recrutement d'un salarié en contrat à durée indéterminée ?

RÉPONSES :

Le Code du travail autorise la conclusion d'un contrat à durée déterminée (CDD) pour occuper un poste lié à l'activité permanente de l'entreprise qui est devenu vacant (à la suite, notamment d'une démission). Mais attention, cette possibilité est ouverte uniquement dans l'attente de la prise de poste effective d'un salarié que vous avez déjà recruté en contrat à durée indéterminée (CDI). Ceci peut permettre, par exemple, de laisser au salarié recruté en CDI le temps d'effectuer son préavis chez son ancien employeur.

Autrement dit, vous ne pouvez pas, pour occuper le poste d'un salarié démissionnaire, embaucher un salarié en CDD pour vous laisser le temps de compléter le recrutement d'un salarié en CDI.

Constitution d'un GAEC entre concubins - 28 Nov. 2025

QUESTION :
Seul sur l'exploitation depuis de nombreuses années, j'envisage aujourd'hui de constituer un groupement agricole d'exploitation en commun avec ma compagne. Est-ce possible ?

RÉPONSES :

Oui, un groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) peut être composé de deux personnes mariées ensemble, vivant maritalement ou liées par un pacte civil de solidarité (Pacs), y compris lorsqu'elles en sont les deux seuls associés, ce qui n'a pas toujours été possible (c'est une loi de 2010 qui l'a autorisé). Bien entendu, comme tout associé d'un GAEC, votre compagne devra participer avec vous de façon effective aux travaux de l'exploitation, à titre exclusif et à temps complet (sauf dérogation).

Licenciement d'un salarié suite à une absence prolongée pour maladie - 19 Nov. 2025

QUESTION :
L'un de mes salariés est en arrêt maladie depuis plusieurs mois, ce qui a des incidences sur le bon fonctionnement et l'organisation de mon entreprise. Puis-je le licencier pour embaucher un nouveau salarié ?

RÉPONSES :

Les absences répétées ou prolongées pour maladie non professionnelle d'un salarié peuvent justifier son licenciement uniquement si :- elles perturbent (au delà d'une simple gêne) le fonctionnement de l'entreprise ou d'un de ses services essentiels, eu égard notamment à sa taille, à son secteur d'activité et au poste occupé ;- et que ces perturbations nécessitent son remplacement définitif via une embauche en contrat de travail à durée indéterminée.

Autrement dit, ce n'est pas l'état de santé de votre salarié qui doit motiver son licenciement, car il s'agirait alors d'une discrimination, mais les conséquences négatives de ses absences sur la bonne marche de votre entreprise. Et veillez à consulter votre convention collective qui peut vous interdire de le licencier pendant un certain délai (garantie d'emploi).

Enfin, vous n'avez pas à rechercher un poste de reclassement même si la procédure concerne un salarié protégé (délégué syndical, membre du comité social et économique…). Dans ce dernier cas cependant, vous devrez obtenir une autorisation préalable au licenciement auprès de l'inspecteur du travail.

Attention : il est interdit de licencier un salarié en arrêt de travail pour accident du travail ou maladie professionnelle, sauf faute grave du salarié ou impossibilité de maintenir son contrat de travail pour un motif étranger à l'accident ou à la maladie (cessation d'activité, par exemple).

Déclaration de CFE en cas de reprise d'un établissement - 17 Nov. 2025

QUESTION :
Mon entreprise a acquis un nouvel établissement en septembre 2025. Est-il exact que seul l'ancien exploitant doit remplir une déclaration au titre de la cotisation foncière des entreprises (CFE) ?

RÉPONSES :

S'il est vrai que l'ancien exploitant doit déclarer la cession intervenue en 2025 auprès du service des impôts des entreprises (SIE) dont dépend l'établissement cédé, vous aussi, vous êtes tenu à une obligation déclarative. En effet, vous devez souscrire, au plus tard le 31 décembre prochain, une déclaration de CFE à l'aide du formulaire n° 1447-C. Ne tardez donc pas trop ! Cette déclaration, qui sert à établir la CFE 2026, doit être déposée en un seul exemplaire auprès du SIE. Et, point important, si l'établissement que vous avez repris est éligible à une exonération, vous devez en faire la demande dans cette déclaration pour en bénéficier.

Réduction d'impôt et contreparties à un don - 12 Nov. 2025

QUESTION :
Notre association peut-elle offrir des cadeaux à ses donateurs sans que leur réduction d'impôt soit remise en cause ?

RÉPONSES :

Pour bénéficier de la réduction d'impôt au titre des dons qu'ils effectuent au profit de votre association, vos donateurs ne doivent pas recevoir de contrepartie. Toutefois, l'administration fiscale admet qu'une association puisse remettre à ses donateurs des biens de faible valeur (étiquettes personnalisées, timbres décoratifs, cartes de vœux...) sans que ces derniers perdent leur avantage fiscal.

Les biens sont jugés de « faible valeur » lorsqu'il existe une disproportion marquée entre leur coût et le don effectué (rapport de 1 à 4). Sachant que la valeur des biens que vous donnez par année civile à chaque donateur ne peut pas, en tout état de cause, dépasser 73 €.

Clause de renonciation au renouvellement d'un bail commercial - 07 Nov. 2025

QUESTION :
Je m'apprête à signer un bail commercial pour les locaux de ma société. Le bailleur souhaite y insérer une clause de renonciation au renouvellement. En a-t-il le droit ?

RÉPONSES :

Une clause, insérée dans un bail commercial, par laquelle le locataire renonce au renouvellement de ce bail (et, par voie de conséquence, renonce aussi à l'indemnité d'éviction normalement due par le bailleur lorsqu'il refuse le renouvellement) est « réputée non écrite », c'est-à-dire considérée comme inexistante. En effet, le droit au renouvellement étant « d'ordre public », le locataire ne peut pas d'emblée y renoncer.

En revanche, postérieurement à la conclusion du bail, donc une fois que le droit au renouvellement est né et acquis, le locataire peut valablement renoncer à ce droit. Mais à condition, bien entendu, que cette renonciation intervienne librement, volontairement et de manière non équivoque. C'est ce que les juges ont affirmé et rappelé à plusieurs reprises.

Informations données par le médecin du travail - 22 Oct. 2025

QUESTION :
J'ai reçu du médecin du travail un avis déclarant un de mes salariés inapte à occuper son poste. Puis-je communiquer avec ce médecin pour obtenir des informations sur la pathologie médicale qui justifie cette inaptitude ?

RÉPONSES :

Le dossier que le médecin du travail constitue pour chaque salarié et qui mentionne notamment les renseignements relatifs à son état de santé est protégé par le secret médical et ne peut donc vous être communiqué. Plus généralement, le médecin du travail ne peut vous transmettre aucune information médicale sur le salarié (antécédents médicaux, pathologie…). Et l'employeur qui, malgré le secret professionnel qui lie le médecin du travail, recevrait des informations médicales sur un salarié ne peut s'en servir en justice sous peine d'être condamné à verser des dommages-intérêts à ce dernier.

Formulation de réclamations fiscales successives - 20 Oct. 2025

QUESTION :
L'administration fiscale a rejeté la réclamation que j'avais formulée contre un redressement mis à la charge de mon entreprise. Je voulais contester ce rejet devant le tribunal mais je viens de m'apercevoir que le délai pour saisir le juge a expiré. Du coup, que puis-je faire ?

RÉPONSES :

En cas de rejet, total ou partiel, d'une réclamation fiscale par l'administration, le contribuable dispose d'un délai de 2 mois seulement à compter de la notification de cette décision de rejet pour agir en justice. C'est donc ce délai que vous avez laissé passer. Mais tout n'est pas perdu ! Tant que le délai général de réclamation n'est pas éteint, vous pouvez recommencer la procédure en déposant une nouvelle réclamation contre les mêmes impositions, même si vous n'invoquez pas de faits ou d'arguments nouveaux. Et ensuite, vous veillerez, cette fois, à saisir le tribunal dans les 2 mois suivant la décision de rejet.

Vérifiez donc attentivement la date à laquelle la proposition de rectification a été notifiée à votre entreprise pour savoir si, dans votre cas, le délai de 3 ans qui vous est imparti pour présenter une réclamation dans le cadre d'une procédure de redressement n'a pas, lui aussi, expiré.

Fin du service national universel - 15 Oct. 2025

QUESTION :
Notre association a, à plusieurs reprises, accueilli des jeunes dans le cadre du service national universel et j'ai entendu dire que ce dispositif allait disparaître. Pouvez-vous nous en dire plus ?

RÉPONSES :

Mis en place en 2019, le service national universel (SNU), qui s'adresse aux jeunes de 15 à 17 ans, se compose d'un séjour de cohésion de 12 jours et d'un « temps de service à la Nation » consacré à une mission bénévole d'intérêt général au sein d'une association. Une mission, d'au moins 12 jours continus ou de 84 heures réparties sur un an, qui doit s'inscrire dans un des domaines suivants : défense et mémoire, sécurité, solidarité, santé, éducation, culture, sport, citoyenneté et environnement et développement durable.

Mi-septembre, le Premier ministre a effectivement annoncé que le SNU serait « mis en extinction ». À ce titre, aucun séjour de cohésion n'est prévu pour 2025-2026. Vous pouvez toutefois encore accueillir des jeunes ayant déjà effectué leur séjour de cohésion.

Solidarité entre partenaires pacsés - 09 Oct. 2025

QUESTION :
Je suis pacsée. Pouvez-vous m'indiquer sur quoi porte la solidarité des dettes entre partenaires ?

RÉPONSES :

Les partenaires de Pacs sont solidaires des dettes contractées, par l'un et l'autre, pour les dépenses de la vie courante. Par exemple, il peut s'agir de celles liées à l'éducation des enfants, à la nourriture, au logement de la famille, etc. Ce qui veut dire que le créancier d'un partenaire peut réclamer à l'autre la totalité de la dette du premier. Attention toutefois, cette solidarité est exclue pour les dépenses manifestement excessives (au regard notamment du train de vie du ménage, de l'utilité ou l'inutilité de l'opération) et les dettes personnelles d'un partenaire qui n'ont pas été contractées pour les besoins de la vie courante. Sont également exclues en principe les achats dit « à tempérament » (achats à crédit consenti par le vendeur).

Conditions de validité d'une reconnaissance de dette - 07 Oct. 2025

QUESTION :
Je suis sur le point de prêter une importante somme d'argent à un ami qui est dans le besoin. À ce titre, nous allons rédiger une reconnaissance de dette. Y a-t-il des précautions à prendre ?

RÉPONSES :

D'abord, vous avez raison de rédiger une reconnaissance de dette car ce document vous permettra de prouver, le cas échéant, que la somme versée à votre ami est bien un prêt et non un don et donc de faire valoir vos droits en justice au cas où ce dernier ne vous rembourserait pas.

Ensuite, pour être valable et ne souffrir d'aucune contestation, la reconnaissance de dette doit mentionner vos nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance ainsi que ceux de votre ami débiteur, le montant de la somme que vous lui prêtez, indiqué en lettres et en chiffres, la date à laquelle le paiement de la dette devra intervenir et le taux d'intérêt si vous en prévoyez un.

La reconnaissance de dette doit être datée et doit évidemment être signée par vous-même et par votre débiteur.

Et attention, veillez à garder en votre possession l'original de la reconnaissance de dette, et ce jusqu'à ce que votre ami vous ait intégralement remboursé.

Taxe d'habitation pour les associations - 30 Sept. 2025

QUESTION :
Nous avons entendu dire que les associations ne paient plus la taxe d'habitation. Pouvez-vous nous dire ce qu'il en est exactement ?

RÉPONSES :

Jusqu'alors, les associations devaient verser une taxe d'habitation sur les locaux meublés qui n'étaient pas soumis à la cotisation foncière des entreprises (CFE) dès lors que ces espaces étaient utilisés à titre privatif, c'est-à-dire qu'ils n'étaient pas accessibles au public. Étaient notamment visés les bureaux, les salles de réunion et les sièges sociaux.

La loi de finances pour 2025 a recentré la taxe d'habitation sur les seules résidences secondaires, c'est-à-dire sur les locaux meublés servant d'habitation autre que principale, y compris ceux imposables à la CFE. Mais, bonne nouvelle, une exclusion est prévue pour les locaux à usage exclusivement professionnel. Aussi, les locaux utilisés par les associations pour leurs activités ou à des fins administratives (bureaux, siège social, etc.) ne sont plus soumis à la taxe d'habitation à compter des impositions établies au titre de 2025.

Délai de convocation à un entretien préalable au licenciement - 24 Sept. 2025

QUESTION :
Je souhaite convoquer un salarié à un entretien préalable au licenciement. Quel délai dois-je prévoir entre l'envoi de la lettre recommandée de convocation et cet entretien ?

RÉPONSES :

Vous devez convoquer votre salarié au moins 5 jours ouvrables avant la date de l'entretien.

Ce délai commence à courir le lendemain de la première présentation de la lettre recommandée au salarié. Il convient donc de tenir compte des délais postaux entre l'envoi de la lettre et sa présentation au salarié. Un délai qui, selon La Poste, est de 3 jours ouvrables. Sachant que les jours ouvrables sont tous les jours de la semaine, à l'exception des dimanches et des jours fériés.

Exemple : si vous postez la lettre de convocation à l'entretien préalable le jeudi 2 octobre et qu'elle est présentée pour la première fois au salarié le mardi 7 octobre, le délai débute le mercredi 8 octobre et se termine le lundi 13 octobre (sans compter les dimanches). Vous pouvez donc fixer la date de l'entretien à compter du mardi 14 octobre.

Assurance des dirigeants associatifs - 24 Sept. 2025

QUESTION :
Je viens de prendre la présidence d'une association et je voudrais savoir s'il est possible de m'assurer à ce titre. Pourriez-vous me renseigner à ce sujet ?

RÉPONSES :

Sachez d'abord que la responsabilité civile des dirigeants (président, trésorier, secrétaire, membres du conseil d'administration…) agissant dans le cadre de leur mandat associatif est couverte par l'assurance responsabilité civile qui a pu être souscrite par votre association (une assurance qui n'est pas obligatoire, sauf exceptions). Cette assurance prendra ainsi à sa charge les éventuels dommages (matériels, corporels…) causés à un de ses membres ou à un tiers.

En complément, votre association peut contracter une assurance qui va protéger le patrimoine personnel de ses dirigeants. Cette assurance couvre notamment leur responsabilité financière qui peut être engagée lorsque les juges estiment qu'ils ont commis une faute de gestion ayant contribué à l'insuffisance d'actif de l'association et à sa liquidation judiciaire. Les dirigeants étant alors contraints de payer certaines dettes (auprès de l'Urssaf, du Trésor public, des fournisseurs...) sur leur patrimoine personnel.

Enfin, la responsabilité pénale et la responsabilité fiscale des dirigeants associatifs ne peuvent jamais être assurées. Ainsi, aucune assurance ne prend en charge :- les amendes auxquelles sont condamnés les dirigeants associatifs en raison d'une infraction commise dans le cadre de leurs fonctions (absence de déclaration d'une modification des statuts, défaut d'établissement ou de publication des comptes annuels, harcèlement moral, détournement de fonds, homicide involontaire...) ;- la condamnation des dirigeants à payer sur leur patrimoine personnel les dettes fiscales de l'association lorsqu'ils ont commis des manœuvres frauduleuses ou des inobservations graves et répétées d'obligations fiscales ayant rendu impossible le recouvrement des impôts dus par l'association.

Déduction fiscale des cadeaux offerts aux clients - 16 Sept. 2025

QUESTION :
Cette année, pour les fêtes de Noël, je souhaite offrir une bouteille de champagne à mes principaux clients. Ces cadeaux seront-ils déductibles du résultat imposable de mon entreprise ?

RÉPONSES :

Oui, les cadeaux d'affaires constituent une charge déductible du résultat. Mais attention, leur prix doit être raisonnable et ils doivent être offerts dans l'intérêt direct de votre entreprise. À ce titre, vous devez être en mesure d'établir l'utilité de ces cadeaux pour votre activité (fidéliser un client, par exemple) et, en particulier, de désigner les bénéficiaires. Veillez donc à bien conserver tous les justificatifs nécessaires, notamment les factures ainsi que le nom des clients concernés.

Invalidité d'un salarié et inaptitude à occuper son emploi - 11 Sept. 2025

QUESTION :
L'un de nos salariés vient de nous informer qu'il a été reconnu invalide par la Caisse primaire d'assurance maladie. Devons-nous considérer qu'il est inapte à occuper son emploi ?

RÉPONSES :

Pas du tout. La reconnaissance par l'Assurance maladie de l'invalidité de votre salarié n'équivaut pas à une inaptitude à exercer son emploi. En effet, seul le médecin du travail peut, à l'issue notamment d'un examen médical, d'une étude du poste du salarié et d'un échange avec vous, le déclarer inapte à occuper son poste.

Si tel est le cas, vous devrez rechercher un emploi de reclassement correspondant à ses capacités. Et ce n'est qu'à défaut de poste disponible dans votre entreprise ou, le cas échéant, dans le groupe auquel elle appartient, ou bien en cas de refus du salarié des offres de reclassement que vous lui aurez proposées, que vous pourrez procéder à son licenciement pour inaptitude.

Exceptions : vous êtes dispensé de l'obligation de rechercher un poste de reclassement si le médecin du travail indique expressément dans son avis d'inaptitude que « tout maintien du salarié dans un emploi serait gravement préjudiciable à sa santé » ou que « l'état de santé du salarié fait obstacle à tout reclassement dans un emploi ».

Assurance décès et droits de succession - 10 Sept. 2025

QUESTION :
Un de mes oncles vient de décéder à l'âge de 65 ans et je suis l'un des bénéficiaires de son assurance décès. Vais-je devoir payer des droits de succession sur le capital que je vais recevoir ?

RÉPONSES :

Non, l'assurance décès est un produit d'assurance, et non un produit d'épargne. Le capital qui est versé aux bénéficiaires est une prestation de l'assureur, il ne fait pas partie de la succession et n'est pas soumis aux droits de succession. Toutefois, comme le décès de votre oncle est intervenu avant ses 70 ans, un prélèvement forfaitaire de 20 % pourra s'appliquer sur la prime qu'il a versée à son assureur la dernière année. Sachant que chaque bénéficiaire de l'assurance décès a droit à un abattement de 152 500 €.

Recouvrement d'un chèque sans provision - 05 Sept. 2025

QUESTION :
Ma banque vient de m'informer du rejet d'un chèque émis par l'un de mes clients pour défaut de provision. Que puis-je faire ?

RÉPONSES :

Vous pouvez d'abord relancer votre client, puis, si besoin, lui envoyer une mise en demeure de payer. Peut-être sera-t-elle suivie d'effets…

Si tel n'est pas le cas, vous devrez, après avoir laissé passer un délai de 30 jours après la première présentation du chèque à l'encaissement et son rejet par la banque, présenter une nouvelle fois le chèque à l'encaissement. Si le chèque est à nouveau rejeté, la banque de votre client vous adressera automatiquement (en principe, sans frais) un certificat de non-paiement. Vous devrez alors charger un commissaire de justice de notifier ce certificat à votre client. Bien entendu, cette notification aura un coût qui est, en principe, proportionnel au montant du chèque impayé.

Si votre client ne régularise pas l'incident de paiement dans un délai de 15 jours, le commissaire de justice pourra alors procéder à une saisie sur le salaire de votre client ou bien délivrera un titre exécutoire qui permettra de procéder à une saisie sur un ou plusieurs biens de votre client et de les faire vendre.

Les frais occasionnés par cette procédure pourront être imputés au client.

À noter : si le montant du chèque est inférieur ou égal à 15 €, la banque de votre client doit vous régler la somme qui vous est due.

Attribution du crédit d'impôt « Haute valeur environnementale » - 28 Août 2025

QUESTION :
Pour l'impôt dû au titre de 2024, mon exploitation a bénéficié du crédit d'impôt au titre d'une certification Haute Valeur environnementale (HVE) obtenue en 2024. Ce crédit d'impôt ayant été prorogé pour une année, suis-je en droit de bénéficier du crédit d'impôt une seconde fois, c'est-à-dire au titre de 2025 ?

RÉPONSES :

Non. Cet avantage fiscal, d'un montant forfaitaire de 2 500 € (multiplié par le nombre d'associés dans un Gaec, dans la limite de 10 000 €), est lié uniquement à l'obtention initiale de la certification HVE par une exploitation agricole. Il n'est donc accordé qu'une seule fois. Le fait que le crédit d'impôt soit prorogé (en l'occurrence pour une année suplémentaire, donc au titre des certifications obtenues en 2025) ne modifie pas cette modalité d'application du dispositif.

Déclaration d'un don manuel - 15 Juillet 2025

QUESTION :
Mon père vient de me faire une donation de 30 000 €. Qui doit déclarer le don aux impôts ? Et comment doit-on procéder ?

RÉPONSES :

C'est vous, le donataire (celui qui reçoit le don), qui devez déclarer cette donation auprès de l'administration fiscale. Vous pouvez le faire en ligne via votre espace sécurisé sur impots.gouv.fr ou en utilisant un formulaire papier spécifique (Cerfa n° 2735). Si vous choisissez le formulaire papier, une fois rempli, vous devrez l'envoyer directement au Centre des Finances Publiques dont vous dépendez.

Récupération de la TVA sur les frais de carburant - 11 Juillet 2025

QUESTION :
Dans le cadre de mon activité professionnelle, j'ai dû effectuer plusieurs déplacements afin de me rendre chez des clients. La TVA sur les frais de carburant est-elle récupérable ?

RÉPONSES :

Oui, mais prudence car cette TVA n'est pas récupérable de la même façon selon le carburant et le véhicule utilisés. Ainsi, la TVA sur le gazole, l'essence et le superéthanol E85 est récupérable à hauteur de 80 % pour les véhicules de tourisme, c'est-à-dire ceux conçus pour transporter des personnes (berlines, breaks…), et de 100 % pour les véhicules utilitaires, destinés au transport de marchandises (camionnettes, fourgons…). En revanche, la TVA est déductible en totalité, quel que soit le type de véhicule, pour le GPL, le GNV et l'électricité.

Conséquences du refus d'agrément de l'héritier d'un associé de SARL - 09 Juillet 2025

QUESTION :
À la suite du décès de l'un des associés de notre société (une SARL), ses parts sociales ont été transmises à son fils. Ce dernier a demandé, ainsi que les statuts le prévoient, à être agréé pour devenir associé. Que se passera-t-il si nous refusons de l'agréer comme nouvel associé ?

RÉPONSES :

En cas de refus d'agrément de l'héritier d'un associé de SARL décédé, les autres associés doivent acheter ou faire acheter, soit par des tiers (c'est-à-dire des personnes extérieures à la société qui deviendront donc associées), soit par la société elle-même, les parts de cet héritier dans un délai de 3 mois à compter du refus. Ce délai pouvant être prolongé par décision de justice pour 6 mois au plus. Et attention, à défaut d'achat des parts sociales dans le délai imparti, l'agrément sera réputé acquis et l'intéressé deviendra alors associé dans la société.

Inscription des stagiaires sur le registre unique du personnel  - 04 Juillet 2025

QUESTION :
Nous allons accueillir deux stagiaires en septembre. Devons-nous les inscrire sur le registre unique du personnel ?

RÉPONSES :

Les stagiaires doivent être inscrits, dans leur ordre d'arrivée, dans une partie spécifique du registre unique du personnel tenu dans l'établissement de votre entreprise qui les accueille.

Dans le détail, sont à mentionner leurs nom et prénoms, les dates de début et de fin de stage, leur lieu de présence ainsi que les nom et prénoms de leur tuteur.

Vous devrez également indiquer les mentions relatives à des évènements postérieurs à l'arrivée de vos stagiaires au moment où ceux-ci surviendront (changement de tuteur, par exemple).

Comme pour les salariés, les informations relatives aux stagiaires doivent être conservées pendant 5 ans à compter de la date à laquelle ils ont quitté l'établissement.

Intérêt général et reconnaissance d'utilité publique d'une association - 04 Juillet 2025

QUESTION :
Dans le cadre d'un rescrit, l'administration fiscale a accordé à notre association la qualification d'intérêt général. Ceci suffit-il pour obtenir une reconnaissance d'utilité publique ?

RÉPONSES :

Non car l'intérêt général est seulement une des conditions à remplir pour obtenir cette reconnaissance.

Ainsi, votre association doit également respecter le contrat d'engagement républicain, compter au moins 200 membres, avoir une activité effective et une réelle vie associative (participation incontestable de la majorité des adhérents aux activités de votre association), avoir une influence et un rayonnement qui dépasse le cadre local, avoir un fonctionnement démocratique et organisé en ce sens par ses statuts et avoir une solidité financière sérieuse.

Précision : concernant la solidité financière, il est recommandé un montant minimum de ressources annuelles de 46 000 €, un montant de subventions publiques inférieur à la moitié du budget et des résultats positifs au cours des 3 derniers exercices.

En outre, votre association doit fonctionner depuis au moins 3 ans, sauf si ces ressources prévisibles sur un délai de 3 ans sont de nature à assurer son équilibre financier. Et ses statuts doivent être conformes aux statuts types élaborés par le Conseil d'État.

En pratique : la demande de reconnaissance d'utilité publique s'effectue par courriel à l'adresse dossiers-arup-frup@interieur.gouv.fr. Cette reconnaissance est accordée par un décret publié au Journal officiel.

Mécénat et délivrance d'un reçu fiscal par les associations - 03 Juillet 2025

QUESTION :
Notre association d'intérêt général a reçu, pour la première fois en 2025, des dons de matériels informatiques et de fournitures de bureaux de la part de plusieurs entreprises. Devons-nous leur délivrer un reçu fiscal pour ces dons ?

RÉPONSES :

Oui ! Les entreprises qui ont consenti des dons à des associations doivent disposer des reçus fiscaux correspondants pour bénéficier de la réduction d'impôt sur le revenu ou d'impôt sur les sociétés à laquelle elles ont droit. Dès lors, votre association doit délivrer à ces entreprises un reçu fiscal conforme au modèle fixé par l'administration (formulaire n° 2041-MEC disponible sur le site www.impots.gouv.fr).

À savoir : il appartient à l'entreprise de valoriser son don en nature et de vous communiquer le montant de cette valorisation pour que vous puissiez établir le reçu.

Fiscalité du Plan d'épargne retraite individuel - 03 Juillet 2025

QUESTION :
Je viens de souscrire un Plan d'épargne retraite individuel. J'ai l'intention de ne pas opter pour la déduction des versements de mon revenu global. Comment dois-je m'y prendre ?

RÉPONSES :

Sachez que, par principe, les versements volontaires réalisés sur un PER individuel sont déductibles du revenu imposable du titulaire. Lorsque vous ne souhaitez pas exercer cette faculté, vous devez le signaler à votre gestionnaire du plan à chaque versement. Une fois le choix enregistré, l'option est irrévocable. Libre à vous, ensuite, d'opter ou non lors des prochains versements.

Consultation de la messagerie personnelle d'un salarié - 01 Juillet 2025

QUESTION :
Je soupçonne l'un de nos salariés de dénigrer l'entreprise via la messagerie instantanée personnelle qu'il a lui-même installée sur son ordinateur professionnel. Puis-je lire le contenu des messages qu'il a ainsi échangés pour, le cas échéant, prononcer une sanction disciplinaire à son encontre ?

RÉPONSES :

Non ! Un employeur ne peut pas consulter les messages adressés ou reçus par un salarié au moyen de sa messagerie électronique personnelle même si celle-ci est installée ou consultée sur son ordinateur professionnel. Ces messages étant couverts par le secret des correspondances, l'employeur qui passerait outre s'exposerait à devoir verser des dommages-intérêts au salarié.

Vote de la proposition de « loi Duplomb » - 25 Juin 2025

QUESTION :
La proposition de loi « Duplomb » sur l'exercice du métier d'agriculteur sera-t-elle bientôt adoptée ?

RÉPONSES :

Cette proposition de loi, qui « vise à lever les contraintes à l'exercice du métier d'agriculteur », et qui prévoit notamment la réintroduction, à titre dérogatoire, de l'acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, a été votée par le Sénat, mais pas par l'Assemblée nationale qui est très divisée sur ce sujet et qui a voté une motion de rejet. À l'heure où nous mettions sous presse, elle était donc examinée par une commission mixte paritaire (CMP) composée de 7 députés et de 7 sénateurs. Si cette dernière parvient à élaborer un texte de compromis, il faudra ensuite que ce texte soit voté par les deux assemblées. En cas d'échec de la CMP, un nouvel examen de la proposition de loi débutera alors dans chacune d'elles. À suivre...

Fonds en euros et décès de l'assuré - 19 Juin 2025

QUESTION :
Je m'interroge sur le fait de savoir si, au décès de l'assuré, la compagnie d'assurance verse au bénéficiaire, outre le capital, les intérêts produits par le fonds en euros du 1er janvier jusqu'à la date du décès de l'assuré ?

RÉPONSES :

Non. Pour percevoir les intérêts d'un fonds en euros, le contrat ne doit pas être dénoué (comprendre clôturé) avant le 31 décembre de l'année considérée. Toutefois, certains contrats peuvent prévoir un taux minimal garantie qui s'applique du 1er janvier à la date du décès.

Imposition de loyers perçus par une association - 17 Juin 2025

QUESTION :
À la suite d'un legs, notre association, qui œuvre pour la protection de l'environnement et qui n'a pas d'activité lucrative, est depuis peu propriétaire d'un immeuble d'habitation de trois logements qui sont loués. Les loyers que notre association perçoit sont-ils soumis à l'impôt ?

RÉPONSES :

Les associations qui ne se livrent pas à des activités lucratives sont, en principe, exonérées d'impôts commerciaux. Cependant, les revenus provenant de la gestion de leur patrimoine, comme les loyers provenant de la location d'un immeuble dont elles sont propriétaires, sont assujettis à l'impôt sur les sociétés à taux réduit de 24 %.

Votre association devra déclarer ces loyers et payer l'impôt correspondant au moyen de la déclaration n° 2070 :- le 5 mai 2026 si votre association clôture son exercice le 31 décembre 2025 ou ne clôture pas d'exercice en 2025 ;- dans les 3 mois de la clôture de son exercice si celle-ci survient à une autre date.

Durée du préavis en cas de démission d'un salarié - 17 Juin 2025

QUESTION :
Un de mes salariés m'a indiqué qu'il souhaitait démissionner. Quelle est la durée du préavis applicable dans cette situation ?

RÉPONSES :

La durée du préavis applicable dans le cadre de la démission d'un salarié n'est pas prévue par le Code du travail, sauf pour certaines professions comme les journalistes, les VRP et les assistants maternels.

Il vous faut donc consulter votre convention collective. Sachant que la durée de ce préavis peut être fixé entre une semaine et 3 mois selon l'ancienneté du salarié et sa catégorie professionnelle (ouvrier, employé, cadre…).

Les usages pratiqués dans votre localité ou dans votre profession peuvent également prévoir une durée de préavis en cas de démission, mais elle ne s'applique alors qu'en l'absence de disposition dans la convention collective.

À savoir : si le contrat de travail de votre salarié prévoit une durée de préavis de démission différente de celle prévue dans la convention collective ou par les usages, c'est la durée la plus courte qui s'applique.

Saisine du supérieur hiérarchique du vérificateur après un contrôle fiscal - 16 Juin 2025

QUESTION :
En désaccord avec le redressement qui m'a été notifié à la suite de la vérification de comptabilité de mon entreprise, comment puis-je m'adresser au supérieur hiérarchique du vérificateur ?

RÉPONSES :

En principe, ce recours hiérarchique doit s'effectuer en deux temps. D'abord, vous devez demander la saisine de l'inspecteur principal. Puis, si des divergences importantes subsistent après la discussion avec ce dernier, vous pourrez faire appel à l'interlocuteur départemental. Le Conseil d'État vient toutefois d'admettre que l'interlocuteur départemental puisse être saisi directement. Mais prudence, cet assouplissement n'est qu'une simple tolérance, et non un droit, ce qui suppose une demande du contribuable et une acceptation de l'administration fiscale.

Pour rappel, votre demande de saisine du supérieur hiérarchique du vérificateur doit intervenir dans un délai de 30 jours à compter de la réponse de l'administration à vos observations à la proposition de redressement (premier niveau) ou à compter de la réception du courrier vous informant des divergences importantes qui subsistent après la saisine de l'inspecteur principal (second niveau).

Vote lors d'une assemblée générale associative - 10 Juin 2025

QUESTION :
Pouvons-nous, pour la prochaine assemblée générale de notre association, mettre en place le vote par correspondance et le vote électronique même si les statuts de notre association ne prévoient rien sur ces sujets ?

RÉPONSES :

Si les statuts de votre association sont muets sur ces deux modalités de vote, vous ne pourrez pas les organiser.

En effet, le vote par correspondance et le vote électronique ne peuvent être utilisés en assemblée générale que si les statuts de l'association le prévoient. Le vote par correspondance ou le vote électronique organisés alors que vos statuts associatifs ne les autorisent pas courent le risque d'être contestés et annulés en justice.

Il vous faut donc modifier les statuts de votre association si vous souhaitez recourir à l'avenir à ces modalités de vote.

Sanctions encourues en cas de non-dépôt des comptes annuels - 05 Juin 2025

QUESTION :
Président d'une société par actions simplifiée, je ne suis pas très enclin à publier les comptes annuels de la société au titre de l'exercice écoulé. Quels sont les risques encourus si je ne satisfais pas à cette obligation ?

RÉPONSES :

Si vous ne déposez pas les comptes annuels de votre société au greffe du tribunal de commerce dans le délai d'un mois (deux mois en cas de dépôt par voie électronique) à compter de leur approbation par les associés bien que vous y soyez tenu, le greffe vous enverra, en principe, une relance. Si vous ne vous exécutez pas dans le délai imparti, le greffier pourra alors en informer le président du tribunal de commerce, lequel pourra vous enjoindre, sous astreinte, de procéder au dépôt des comptes à bref délai.

Par ailleurs, tout intéressé (par exemple un salarié ou un associé) ou le ministère public peut demander au président du tribunal de commerce de vous enjoindre de déposer les comptes, sous peine d'astreinte, ou bien de désigner un mandataire chargé d'accomplir cette formalité.

Et sachez que le défaut de dépôt des comptes sociaux constitue une infraction pénale passible d'une amende de 1 500 €.

Rappelons que vous pouvez demander que l'ensemble des comptes ou le compte de résultat seulement, selon la taille de votre entreprise, ne soient pas rendus publics en souscrivant une déclaration de confidentialité au moment de leur dépôt au greffe. Dans ce cas, seules les autorités judiciaires et administratives ainsi que la Banque de France pourront accéder aux comptes annuels de votre société.

Conséquences du départ à la retraite d'un associé de Gaec - 03 Juin 2025

QUESTION :
Mon père, qui était associé avec moi dans un Gaec, vient de prendre sa retraite. J'ai recherché un nouvel associé, mais mes recherches sont pour l'instant vaines. Quelles possibilités s'offrent à moi ?

RÉPONSES :

Un Gaec doit comprendre au moins deux associés. Vous ne pouvez donc pas rester seul sous peine de perdre l'agrément administratif. Du coup, si vous ne trouvez pas de nouvel associé au bout d'un certain temps (un an maximum, renouvelable une fois, voir avec la préfecture), vous devrez alors changer de forme juridique et transformer votre Gaec en EARL ou bien revenir à l'exploitation individuelle.

Dans le premier cas, vous resterez en société et pourrez en être l'unique associé. Pour cela, vous devrez, bien entendu, racheter les parts sociales de votre père, sauf s'il souhaite rester associé (non exploitant). Et dans ce dernier cas (plusieurs associés), la société devra, si le Gaec était imposé au micro-BA, passer au régime fiscal du réel. S'agissant du respect de la réglementation du contrôle des structures, vous n'aurez pas besoin de demander une autorisation administrative d'exploiter.

Dans le second cas (passage à l'entreprise individuelle), vous devrez dissoudre et liquider le Gaec, ce qui entraînera notamment des conséquences fiscales (frais d'enregistrement, imposition éventuelle des plus-values). À ce titre, vous pourrez, le cas échéant, revenir au régime micro-BA si le Gaec était au réel. Et vous devrez, si besoin, redemander une autorisation administrative d'exploiter et transférer sur votre tête les baux qui étaient au nom du Gaec.

Mise en place de chèques-vacances - 02 Juin 2025

QUESTION :
Nous envisageons de faire bénéficier nos salariés de chèques-vacances. Pouvez-vous nous expliquer comment les mettre en place ?

RÉPONSES :

Les chèques-vacances font partie des avantages en nature que les employeurs peuvent décider d'octroyer à leurs salariés afin de renforcer leur pouvoir d'achat. Sachant que peuvent en bénéficier également les chefs d'entreprise de moins de 50 salariés ainsi que leur conjoint, concubin ou partenaire de Pacs ainsi que les personnes à leur charge.

Pour rappel, ce sont des titres de paiement qui permettent aux salariés de régler, en principe, des dépenses liées au tourisme (transport, hébergement, restauration, péage, etc.) et aux activités culturelles et de loisirs.

Vous devez définir leurs modalités d'attribution (salariés bénéficiaires, montant de votre contribution…), le cas échéant après consultation du comité social et économique (CSE).

En pratique, les chèques-vacances doivent être commandés auprès de l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV), qui en est l'unique émetteur.

À noter : dans les entreprises de moins de 50 salariés sans CSE, la contribution patronale au financement des chèques-vacances est, sous conditions, exonérée de cotisations sociales (à l'exception de la CSG, de la CRDS et du versement mobilité) dans la limite, par an et par personne, de 540 € en 2025.

Réduction d'impôt pour dons à des associations - 27 Mai 2025

QUESTION :
Les personnes non imposables qui consentent des dons à des associations venant en aide aux personnes en difficulté peuvent-elles bénéficier d'un avantage fiscal ?

RÉPONSES :

Non car les particuliers qui consentent des dons à des associations venant en aide aux personnes en difficulté bénéficient d'une réduction d'impôt, et non pas d'un crédit d'impôt. Autrement dit, cet avantage fiscal vient en déduction de l'impôt sur le revenu qui est dû par les particuliers et, contrairement à un crédit d'impôt, il n'est pas remboursé si son montant est supérieur à celui de l'impôt. Il en découle que les personnes qui ne sont pas imposables ne peuvent pas en bénéficier.

Et le gouvernement a indiqué que cette réduction ne serait pas transformée en crédit. D'une part, pour ne pas alourdir la facture pour l'État et d'autre part, car il n'est pas établi que ce changement entraînerait une augmentation des dons pour les associations concernées.

Rappel : les particuliers qui consentent des dons à une association qui fournit gratuitement des repas à des personnes en difficulté, qui contribue à favoriser leur logement ou qui procède, à titre principal, à la fourniture gratuite de soins peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu égale à 75 % de ce don pris en compte dans la limite de 1 000 €, puis de 66 % du don, retenu dans la limite de 20 % du revenu imposable.

Organe habilité à agir en justice au sein d'une association - 20 Mai 2025

QUESTION :
Notre association souhaite contester en justice une décision administrative. Ses statuts ne précisent pas l'organe compétent pour agir en justice mais indiquent que le président « représente l'association dans tous les actes de la vie civile ». Cette formule permet-elle à notre président de former un tel recours ?

RÉPONSES :

Lorsque les statuts d'une association n'indiquent pas l'organe compétent pour décider d'engager une action en justice, cette capacité appartient à la personne qui, selon ce texte, est habilitée à représenter l'association en justice.

Si les statuts sont muets quant à l'organe disposant de ce pouvoir de représentation, les juges administratifs estiment que le président qui, selon les statuts, « représente l'association dans tous les actes de la vie civile », est effectivement compétent pour agir en justice.

Imposition des dividendes et option pour le barème progressif - 16 Mai 2025

QUESTION :
L'an dernier, j'ai été imposé au prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les dividendes que j'avais perçus en 2023. Mais je me rends compte que l'option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu aurait été plus favorable. Que puis-je faire ?

RÉPONSES :

Vous pouvez encore renoncer au PFU en formulant une demande auprès de votre service des impôts, soit par courrier, soit, plus simplement, depuis votre espace sécurisé sur impots.gouv.fr dans le délai de réclamation imparti, donc jusqu'au 31 décembre 2026 pour l'impôt sur les revenus de 2023 mis en recouvrement en 2024. Une réclamation qui vous permettra d'obtenir la restitution de la quote-part d'impôt payée en trop en raison de l'application du PFU.

En revanche, l'inverse n'est pas vrai ! L'option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu est irrévocable. Donc, si aviez opté dans votre déclaration de revenus (case 2OP), vous n'auriez pas pu revenir sur votre choix.

Enfin, n'oubliez pas que l'option est globale, c'est-à-dire qu'elle s'applique à tous les revenus et plus-values mobiliers de votre foyer fiscal pour l'année considérée.

Ordre du jour d'une assemblée générale de société - 09 Mai 2025

QUESTION :
Lors de la dernière assemblée générale de notre société, nous avons adopté une résolution portant sur un sujet qui ne figurait pas à l'ordre du jour. Un associé pourrait-il la faire annuler ?

RÉPONSES :

L'assemblée générale d'une société ne peut délibérer que sur les questions qui figurent à l'ordre du jour. Une décision prise en violation de cette règle serait donc susceptible d'être annulée. C'est ce que les juges ont décidé à de nombreuses reprises. Cette sanction (la nullité) est même expressément prévue par les textes régissant la société anonyme ou la société en commandite par actions.

Sachant toutefois que l'assemblée peut valablement adopter des résolutions supplémentaires qui résultent naturellement de celles qui sont inscrites à l'ordre du jour, c'est-à-dire qui portent sur des questions qui sont la conséquence directe d'un sujet inscrit à l'ordre du jour. Elle peut aussi traiter des questions diverses à condition qu'elles soient d'une importance minime.

Application du statut du fermage en cas de « vente d'herbe » - 06 Mai 2025

QUESTION :
Chaque année au printemps, le propriétaire d'une prairie m'autorise à y amener mes brebis pour qu'elles puissent pâturer. En contrepartie, je me charge de l'entretien de cette parcelle. Je me suis laissé dire que, du coup, je pourrais me prévaloir d'un bail rural sur cette parcelle. Qu'en pensez-vous ?

RÉPONSES :

Toute cession exclusive des fruits d'une exploitation (par exemple, de l'herbe ou du foin) à une personne qui les recueille constitue un bail rural soumis au statut du fermage, sauf si cette opération n'a pas été conclue en vue d'une utilisation continue ou répétée. Dès lors, si vous faites paître vos animaux chaque année sur cette parcelle, que vous l'entretenez et que vous êtes le seul exploitant à bénéficier de cette opération, vous pouvez, en effet, prétendre que vous êtes titulaire d'un bail rural sur cette parcelle.

Rupture conventionnelle avec un salarié en arrêt de travail - 30 Avril 2025

QUESTION :
Un de nos salariés nous a demandé s'il était possible d'envisager une rupture conventionnelle homologuée. Nous y sommes favorables, mais en avons-nous le droit dans la mesure où ce salarié est en arrêt de travail depuis plusieurs mois ?

RÉPONSES :

Comme vous le savez, la rupture conventionnelle homologuée permet à un employeur et à un salarié de mettre fin d'un commun accord à un contrat de travail à durée indéterminée (CDI).

Les tribunaux admettent qu'une rupture conventionnelle homologuée soit conclue avec un salarié en arrêt de travail, et ce quelle que soit la cause de cet arrêt (accident du travail, maladie professionnelle ou accident ou maladie d'origine personnelle).

Pour cela, votre salarié et vous-même devrez d'abord, dans le cadre d'un ou plusieurs entretiens, convenir de mettre un terme à son contrat de travail et régler toutes les conséquences de cette décision (date de fin du contrat, montant de l'indemnité versée au salarié, sort des avantages en nature, le cas échéant, etc.). Ensuite, votre salarié et vous-même devrez signer une convention de rupture, reprenant tous ces éléments. Cette convention sera, après un délai de 15 jours calendaires pendant lequel votre salarié et vous-même pourrez vous rétracter, envoyée à la Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (Dreets) pour homologation. L'absence de décision de la Dreets dans un délai de 15 jours ouvrables valant homologation.

Enfin, le contrat de travail de votre salarié prendra fin à la date indiquée dans la convention et, au plus tôt, le lendemain de la réception de la décision d'homologation de la Dreets (ou de l'expiration du délai de 15 jours ouvrables en l'absence de réponse).

Attention : veillez à vous assurer que votre salarié consent librement à la rupture conventionnelle. Sachant que la validité de cette rupture pourra, dans les 12 mois suivant la date d'homologation de la convention de rupture, être remise en cause devant les tribunaux, par votre salarié ou vous-même, uniquement en cas de vice du consentement (dol, violence, erreur) ou de fraude.

Société civile immobilière et dispositifs de défiscalisation - 24 Avril 2025

QUESTION :
Nous sommes associés d'une société civile immobilière. Nous souhaiterions savoir si nous pouvons profiter des dispositifs de défiscalisation en immobilier dans le cadre d'une telle structure ?

RÉPONSES :

Absolument. Les associés d'une SCI peuvent bénéficier des avantages fiscaux issus de dispositifs de défiscalisation (Denormandie et Malraux, par exemple). Sachez toutefois que tous les dispositifs ne sont pas éligibles. Autre point d'attention, pour pouvoir bénéficier de ces avantages fiscaux, la société civile immobilière ne doit pas être soumise à l'impôt sur les sociétés. Et les associés doivent conserver leurs parts durant toute la période d'engagement de location du dispositif visé.

Montant du crédit d'impôt formation du dirigeant - 17 Avril 2025

QUESTION :
En tant que chef d'entreprise, j'ai suivi 60 heures de formation l'an dernier. Des dépenses qui m'ouvrent droit à un crédit d'impôt. Pourriez-vous m'indiquer le montant de cet avantage fiscal ?

RÉPONSES :

Le montant du crédit d'impôt pour la formation des dirigeants d'entreprise est égal au nombre d'heures que vous avez passées en formation multiplié par le taux horaire du Smic au 31 décembre 2024, à savoir 11,88 €. Le nombre d'heures de formation pris en compte dans ce calcul étant toutefois plafonné à 40 heures par année civile et par entreprise, vous pourrez donc bénéficier d'un crédit d'impôt égal à 475,20 € (40 h x 11,88 €).

En revanche, si vous êtes à la tête d'une petite entreprise, (< 10 salariés, CA ou total de bilan < 2 M€), ce montant est doublé (soit 950,40 €), même s'il reste plafonné à 40 heures par année civile.

Attention, cet avantage fiscal n'a malheureusement pas été reconduit pour 2025.

Déclaration des biens immobiliers - 10 Avril 2025

QUESTION :
Propriétaire d'un appartement, je viens de le mettre à disposition de mon fils. Dois-je indiquer au fisc un changement de situation concernant ce bien ?

RÉPONSES :

Depuis le 1er janvier 2023, tous les propriétaires doivent, pour chacun de leurs locaux, indiquer à l'administration à quel titre ils les occupent et, quand ils ne les occupent pas eux-mêmes, l'identité des occupants et la période d'occupation. Si votre enfant majeur occupe désormais l'un de vos logements à titre de résidence principale, vous devez signaler ce changement en vous rendant sur le site impots.gouv.fr. Cette déclaration vous permettra d'échapper au paiement de la taxe d'habitation.

Entretien préalable au licenciement et assistance de l'employeur - 09 Avril 2025

QUESTION :
J'envisage de procéder au licenciement d'un salarié. À cet effet, je l'ai convoqué à un entretien préalable. En tant qu'employeur, puis-je me faire assister pour mener cet entretien ?

RÉPONSES :

Même si ce n'est pas expressément prévu par le Code du travail, vous pouvez vous faire assister lors d'un entretien préalable à un licenciement. À condition toutefois que vous fassiez appel à une personne appartenant à votre entreprise comme le chef du personnel ou le chef de service du salarié. Autrement dit, vous ne pouvez pas vous faire assister par une personne extérieure à l'entreprise telle un avocat ou un huissier.

Par ailleurs, cette assistance ne doit pas avoir pour effet de transformer l'entretien préalable au licenciement en enquête ou en manœuvre d'intimidation ou de mettre le salarié en position d'infériorité. Ce qui serait le cas, selon les juges, si vous vous entouriez d'un nombre de personnes trop important, c'est-à-dire, concrètement, si vous étiez accompagné de plusieurs collaborateurs.

Assurance contre les accidents du travail des bénévoles associatifs - 09 Avril 2025

QUESTION :
Notre association d'intérêt général souhaite assurer ses bénévoles contre les accidents du travail et les maladies professionnelles (AT-MP). Comment devons-nous procéder ?

RÉPONSES :

Vous devez adresser une demande en ce sens auprès de la caisse primaire d'assurance maladie dont dépend chacun de vos établissements. Et votre association devra verser tous les trimestres une cotisation dont le montant, en 2025, s'élève, par bénévole, à :- 21 € pour ceux exerçant des travaux administratifs ;- 37 € pour des travaux autres qu'administratifs ;- 5 € pour la participation du bénévole au conseil d'administration, à l'assemblée générale ou à des réunions, à l'exclusion de toute autre activité.

Formalisme de la rupture d'un concours bancaire - 07 Avril 2025

QUESTION :
Pour les besoins de trésorerie de mon entreprise, ma banque m'avait consenti, il y a quelques années, une autorisation de découvert. Cependant, du jour au lendemain, sans m'en avertir au préalable, elle a mis fin à ce concours bancaire. En avait-elle le droit ?

RÉPONSES :

Non. En principe, toute réduction ou rupture d'un concours bancaire à durée indéterminée, autre qu'occasionnel, consenti à une entreprise par un établissement financier doit être notifiée par écrit au chef d'entreprise et ne peut prendre effet qu'à l'expiration d'un délai de préavis, fixé lors de l'octroi de ce concours, qui ne peut être inférieur à 60 jours. À défaut, la banque peut voir sa responsabilité engagée pour rupture abusive de crédit. Vous êtes donc en droit de réclamer des dommages-intérêts à votre banque et, bien entendu, de lui demander de vous indiquer les raisons pour lesquelles elle a mis fin à cette autorisation de découvert.

Sachez toutefois qu'un établissement financier n'est pas tenu de respecter un délai de préavis, que l'ouverture de crédit soit à durée indéterminée ou déterminée, en cas de comportement gravement répréhensible de l'entreprise ou au cas où la situation de cette dernière s'avérerait irrémédiablement compromise.

Reprise de terres agricoles détenues en indivision et contrôle des structures - 07 Avril 2025

QUESTION :
Mon père et ses deux frères sont propriétaires indivis de parcelles agricoles louées à un exploitant. Ils viennent de délivrer congé à ce dernier pour que je puisse exploiter ces terres. Au titre du contrôle des structures, dois-je demander une autorisation d'exploiter ou bien puis-je me contenter d'une simple déclaration ?

RÉPONSES :

Lorsque le propriétaire de parcelles louées à un exploitant agricole exerce son droit de reprise, le bénéficiaire de la reprise (lui-même ou un descendant) doit être en règle au regard du contrôle des structures. Il peut donc être tenu d'obtenir une autorisation administrative d'exploiter.

Toutefois, une simple déclaration administrative préalable est requise lorsque les parcelles objet de la reprise étaient « détenues » depuis au moins 9 ans par un parent ou un allié du repreneur jusqu'au 3e degré inclus. Dans votre cas, si les parcelles que vous reprenez pour les exploiter étaient détenues depuis au moins 9 ans par votre père et vos oncles, l'opération est soumise à une simple déclaration préalable. À condition cependant que, par ailleurs, vous satisfaisiez aux conditions de capacité ou d'expérience professionnelle requises.

Licenciement pour faute grave et respect d'un préavis - 26 Mars 2025

QUESTION :
J'envisage de licencier l'un de mes salariés en raison d'une faute grave. Si la procédure de licenciement est menée jusqu'à son terme, mon salarié bénéficiera-t-il d'un préavis ?

RÉPONSES :

Par définition, la faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié au sein de votre entreprise. C'est pourquoi le Code du travail ne prévoit aucun préavis au bénéfice du salarié licencié en raison d'une telle faute. Son contrat de travail prend donc fin lors de la notification de son licenciement.

Mais attention, un préavis peut toutefois être imposé par votre convention collective ou le contrat de travail de votre salarié. Dans cette hypothèse, le préavis, dès lors qu'il est exécuté par le salarié, donne lieu à rémunération ou, si ce dernier en est dispensé, au versement d'une indemnité compensatrice de préavis.

Enfin, sachez qu'il vous est possible de recourir à la mise à pied conservatoire de votre salarié, autrement dit de suspendre son contrat de travail dans l'attente de son éventuel licenciement. Cette mise à pied devant intervenir de manière concomitante avec la convocation de votre salarié à un entretien préalable au licenciement.

Conséquences fiscales d'un retrait de reconnaissance d'utilité publique d'une association - 26 Mars 2025

QUESTION :
Pour retrouver de la souplesse, notre association souhaite renoncer à sa reconnaissance d'utilité publique. Va-t-elle perdre les avantages fiscaux dont elle a bénéficié en raison de cette reconnaissance ?

RÉPONSES :

Le retrait de la reconnaissance d'utilité publique de votre association, qui interviendra par décret, ne jouera que pour l'avenir. Autrement dit, les avantages fiscaux dont votre association a bénéficié pour des actes passés avant la date de ce décret ne seront pas remis en cause sous réserve que leurs conditions d'application aient été effectivement réunies à la date de réalisation de ces actes. Mais à compter de cette date, votre association bénéficiera uniquement des avantages fiscaux accordés aux associations simplement déclarées.

Notification d'un redressement fiscal - 18 Mars 2025

QUESTION :
Après qu'un avis de passage, datant du mois de décembre dernier, a été déposé dans la boîte postale de mon entreprise, j'ai demandé à ce que le courrier recommandé me soit remis, après avoir pris connaissance de l'avis au début du mois de janvier. S'agissant d'une proposition de redressement fiscal, je me demandais si ce courrier était valable alors que le fisc n'avait que jusqu'au 31 décembre 2024 pour procéder au redressement ?

RÉPONSES :

Pour rappel, l'administration dispose, en général, d'un délai de 3 ans pour procéder à un redressement. La notification d'une proposition de redressement interrompt toutefois la prescription. La date d'interruption étant celle à laquelle le courrier a été présenté à votre adresse. Y compris si ce courrier n'a pas pu vous être effectivement remis lors de sa présentation dès lors que vous avez été avisé de sa mise en instance. Et tel a été le cas dans votre situation puisqu'un avis de passage a été déposé dans votre boîte postale. Le fait que vous ayez retiré le pli recommandé ultérieurement est sans incidence, de même que si vous aviez négligé de le faire. La proposition de redressement vous ayant été notifiée en décembre, elle est donc bien valable.

Transfert d'un PEA bancaire vers un PEA assurance - 12 Mars 2025

QUESTION :
Je dispose d'un plan d'épargne en actions (PEA) bancaire. J'aimerais transférer ce dernier vers un PEA assurance. Comment dois-je procéder ?

RÉPONSES :

C'est l'établissement financier que vous aurez choisi qui se chargera d'effectuer les démarches de transfert auprès de votre ancien établissement. Mais avant d'effectuer le transfert, l'ancien établissement cédera l'ensemble des titres que vous détenez, un plan d'épargne en actions assurance ne pouvant contenir que des unités de compte. Ensuite, il transmettra un bordereau d'information retraçant l'historique de votre PEA bancaire qui permettra de calculer vos droits et vos obligations fiscales. À noter toutefois que l'antériorité fiscale de votre plan d'épargne en actions sera conservée.

Organisation d'un vide-grenier sur un terrain privé - 05 Mars 2025

QUESTION :
Nous allons bientôt organiser un vide-grenier ouvert à tous sur un terrain appartenant à notre association. Devons-nous effectuer des formalités administratives pour cet évènement qui se tient dans un lieu privé ?

RÉPONSES :

Votre vide-grenier n'est pas réservé aux membres de votre association mais est ouvert au public. Dès lors, même s'il se déroule dans un lieu privé, vous devez, au moins 15 jours avant la date du vide-grenier, effectuer une déclaration préalable de vente au déballage auprès de la mairie de la ville où est situé le terrain de votre association (formulaire Cerfa 13939*01).

Vous devez également tenir un registre permettant l'identification des vendeurs présents et le déposer, dans les 8 jours qui suivent le vide-grenier, à la préfecture ou à la sous-préfecture.

À savoir : vous devez faire signer aux particuliers une attestation sur l'honneur certifiant qu'ils n'ont pas participé à deux autres manifestations de même nature au cours de l'année civile.

Nomination d'un administrateur provisoire en cas de mésentente entre associés - 03 Mars 2025

QUESTION :
Il y a quelques mois, un profond désaccord est apparu entre associés de notre société. Et depuis, la gestion de la société s'en trouve sérieusement entravée. Etant moi-même associé, que puis-je faire pour débloquer la situation ?

RÉPONSES :

Dans cette situation, vous pouvez, en tant qu'associé, demander en justice la désignation d'un administrateur provisoire qui sera chargé de gérer la société. Mais à condition que l'entreprise soit confrontée à de graves difficultés qui l'empêchent de fonctionner normalement et qu'elle soit exposée à un péril imminent. Si le juge estime que ces deux conditions sont réunies, il désignera un administrateur provisoire, tout au moins s'il pense que la situation peut être redressée.

À noter toutefois que la désignation d'un administrateur provisoire est une mesure exceptionnelle qui n'est prise par les juges que dans les situations les plus graves, quand il y a un risque de paralysie pour la société. Du coup, si le juge estime que les conditions ne sont pas réunies pour nommer un administrateur provisoire, vous pouvez toujours lui demander de désigner un mandataire ad hoc qui aura alors pour simple mission par exemple de tenter de les concilier.

Et si aucune solution n'est possible, il faudrait alors peut-être envisager de dissoudre la société...

Contenu de la loi d'orientation agricole - 28 Févr. 2025

QUESTION :
Que prévoit précisément la loi d'orientation agricole qui vient enfin d'être adoptée par le Parlement ?

RÉPONSES :

Comme son nom l'indique, la loi « d'orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture » contient notamment des mesures visant à favoriser la transmission des exploitations agricoles et l'installation des jeunes en agriculture. Elle prévoit également un certain nombre de simplifications réglementaires. Et elle érige la souveraineté alimentaire de la France en « intérêt général majeur ».

Les principales nouveautés introduites par cette loi feront l'objet d'articles publiés dans les pages Actualités de ce site.

Droit de l'exploitant agricole à une indemnité de fin de bail en cas de travaux de drainage - 28 Févr. 2025

QUESTION :
J'envisage de procéder au drainage d'une parcelle, que j'exploite en location, pour pouvoir la planter en vignes. Avant de commencer les travaux, j'aimerais savoir si je pourrai prétendre à une indemnisation de la part du bailleur à la fin du bail.

RÉPONSES :

Oui, car ce type d'aménagement constitue une amélioration apportée au fonds loué, ouvrant droit à indemnisation. Mais attention, vous devez obtenir l'autorisation préalable du propriétaire de la parcelle avant de réaliser ces travaux (sauf si une clause du bail les prévoit). À défaut, vous ne pourriez prétendre à aucune indemnité.

L'indemnité sera égale au coût des travaux évalué à la date de l'expiration du bail, déduction faite d'un amortissement (en principe de 6 % par année écoulée, sauf taux différent fixé par arrêté préfectoral dans le département considéré) calculé à partir de leur exécution.

Pacte civil de solidarité et succession - 27 Févr. 2025

QUESTION :
Je viens de contracter un pacte civil de solidarité (Pacs) avec mon amie. Si je venais à disparaître, bénéficierait-elle des mêmes droits sur ma succession que si nous étions mariés ?

RÉPONSES :

Les partenaires pacsés ne bénéficient pas des mêmes droits que les personnes mariées. En effet, contrairement au conjoint survivant, le partenaire pacsé survivant n'est pas considéré comme un héritier de son défunt partenaire. Pour qu'il recueille tout ou partie de la succession, il faut que le partenaire prédécédé ait établi un testament en sa faveur. Dans ce cas, le partenaire survivant est exonéré de droits de succession. À noter que les biens transmis par testament ne doivent pas porter atteinte aux droits des éventuels héritiers réservataires (les descendants) du défunt.

En l'absence de testament, le partenaire pacsé n'aura aucun droit sur l'héritage du défunt.

Plafond de déduction fiscale d'un Plan d'épargne retraite - 27 Févr. 2025

QUESTION :
J'ai souscrit récemment un Plan d'épargne retraite. Afin d'organiser mes versements durant l'année, j'aimerais connaître mon plafond de déduction fiscale. Comment puis-je obtenir cette information ?

RÉPONSES :

Pour connaître le montant de votre plafond de déduction fiscale adossé à votre Plan d'épargne retraite, vous pouvez vous adresser à l'administration fiscale via votre messagerie du site www.impots.gouv.fr. Elle pourra alors vous communiquer le plafond de l'année en cours ainsi que les plafonds non utilisés (reportables) des trois années passées. Plus simple encore, vous pouvez retrouver cette information sur votre dernier avis d'impôt sur le revenu.

Rupture d'une période d'essai et délai de prévenance - 25 Févr. 2025

QUESTION :
Il y a un peu plus d'un mois, nous avons recruté un salarié dont le contrat de travail prévoit une période d'essai de 2 mois. N'étant pas satisfaits de son travail, nous souhaitons rompre cet essai. Devons-nous l'en avertir à l'avance ?

RÉPONSES :

L'employeur qui souhaite rompre la période d'essai d'un salarié doit, en effet, respecter un « délai de prévenance » dont la durée varie selon son temps de présence dans l'entreprise. Votre salarié étant présent dans votre entreprise depuis plus d'un mois mais moins de 3 mois, vous devez, dans le cadre de la rupture de sa période d'essai, respecter un délai de préavis d'au moins 2 semaines.

En cas de non-respect de ce délai de prévenance, vous devrez lui payer le montant des salaires et avantages qu'il aurait perçus s'il avait travaillé jusqu'à l'expiration de ce délai. Et, attention, même si le délai de prévenance n'est pas complètement écoulé, votre salarié ne doit surtout pas venir travailler dans votre entreprise après le dernier jour de sa période d'essai. Car au terme de la période d'essai, le salarié qui continue de venir travailler est considéré comme étant embauché en contrat à durée indéterminée. Un contrat qui ne peut alors être rompu que dans le cadre d'un licenciement, d'une rupture conventionnelle homologuée ou d'une démission.

Organisation d'un vide-grenier par une association - 18 Févr. 2025

QUESTION :
Nous souhaitons organiser un vide-grenier ouvert à tous au stade municipal afin de récolter des fonds pour financer notre association. Pouvez-vous nous éclairer sur les formalités à effectuer ?

RÉPONSES :

Pour que votre vide-grenier puisse se tenir sur le domaine public, vous devez en demander l'autorisation à la mairie de la commune concernée, généralement 2 à 3 mois avant la date prévue. De plus, un vide-grenier ouvert au public doit faire l'objet d'une déclaration de vente au déballage auprès de la mairie. En pratique, ces deux démarches se font en même temps.

Par ailleurs, vous devez aussi faire signer aux particuliers une attestation sur l'honneur certifiant qu'ils n'ont pas participé à deux autres manifestations de même nature au cours de l'année civile. Enfin, il vous faut compléter un registre permettant l'identification des vendeurs présents et le déposer, dans les 8 jours qui suivent le vide-grenier, à la préfecture ou à la sous-préfecture.

Utilisation d'un crédit de TVA - 17 Févr. 2025

QUESTION :
Mon entreprise étant souvent en situation de crédit de TVA, comment puis-je utiliser cette créance fiscale ?

RÉPONSES :

Outre l'imputation de votre crédit de TVA sur vos prochaines déclarations, vous pouvez, sous conditions, demander un remboursement ou choisir de l'utiliser pour vous acquitter de certaines échéances fiscales à venir (taxe sur les salaires, impôt sur les sociétés, taxes annuelles sur les véhicules de tourisme…). Dans ce dernier cas, vous devrez joindre le premier volet du formulaire n° 3516 à votre demande de remboursement de crédit de TVA, au plus tard 30 jours avant l'échéance concernée. Puis le second volet devra être envoyé au moment de cette échéance, avant sa date limite de paiement, à votre service des impôts des entreprises (SIE) via la messagerie sécurisée de votre espace professionnel. Sachant que votre SIE vous informera par courrier de la suite donnée à votre demande (rejet ou admission).

Dons par SMS au profit des associations - 05 Févr. 2025

QUESTION :
Nous souhaiterions que notre association puisse recevoir des dons par SMS. Pourriez-vous nous indiquer les démarches à accomplir en la matière ?

RÉPONSES :

Depuis quelques années, les associations faisant appel à la générosité du public afin de soutenir une cause scientifique, sociale, familiale, humanitaire, philanthropique, éducative, sportive, culturelle ou concourant à la défense de l'environnement peuvent effectivement mettre en place des campagnes de dons par SMS.

Pour cela, votre association doit d'abord réserver auprès de l'Association française du multimédia mobile (Af2m) un numéro court à 5 chiffres (coût de 665 € HT de frais de dossier et de 285 € HT de redevance annuelle). Elle doit ensuite, dans les 3 mois suivant la date de cette réservation, souscrire, auprès d'opérateurs téléphoniques (Bouygues, Orange, Free et SFR), un contrat permettant l'attribution de ce numéro et son activation. Enfin, il restera à votre association à communiquer au public ce numéro par des campagnes à la radio ou à la télévision, par voie d'affichage ou encore dans la presse.

Concrètement, le donateur envoie un SMS qui mentionne, dans le corps du texte, soit un mot spécifique correspondant à un montant que vous aurez défini (Urgence, Sourire, etc.), soit le montant de son don (par exemple, don5 pour un don de 5 €). Il reçoit ensuite, par SMS également, une confirmation de ce paiement. Le don est alors ajouté sur sa facture de téléphone et l'opérateur téléphonique effectue le paiement à votre association. Le don par SMS est limité à 20 € par don (dans la limite mensuelle de 50 € par donateur et par organisme).

À savoir : votre association peut, si elle est en droit de le faire, envoyer des reçus fiscaux pour ces dons. Pour cela, elle doit collecter les informations nécessaires auprès du donateur. Concrètement, le SMS confirmant le paiement du don peut contenir un lien vers un formulaire permettant au donateur de transmettre ses coordonnées.

Projet de suppression de l'Agence bio - 04 Févr. 2025

QUESTION :
J'ai entendu dire que le gouvernement envisageait de supprimer l'Agence bio. Confirmez-vous cette information ?

RÉPONSES :

Si les sénateurs, dans le cadre de l'examen du budget pour 2025, ont, en effet, voté un amendement prévoyant de supprimer l'Agence bio, la ministre de l'Agriculture a déclaré qu'elle n'y était pas favorable et que le gouvernement ne supprimerait donc pas cette agence chargée de promouvoir une agriculture sans pesticides ni engrais de synthèse.

En revanche, la ministre s'interroge sur la multiplicité (plusieurs dizaines) des organismes qui s'occupent du bio en France et qui, pour la plupart, reçoivent des financements de l'État et remplissent parfois des missions identiques. À ce titre, elle envisage de réunir les différents acteurs de la filière pour discuter de cette question...

La ministre a également affirmé que le soutien des pouvoirs publics à l'agriculture biologique (180 M€ par an) « ne fléchirait pas ». Rappelons que l'objectif, que s'est fixé la France, d'atteindre 21 % de la surface agricole utile en bio d'ici 2030 est encore loin d'être atteint (10,4 % fin 2023).

Donneur d'ordre : communication de l'attestation de vigilance - 04 Févr. 2025

QUESTION :
Notre société va, pour la première fois, passer un contrat de prestation de services d'un montant de plusieurs milliers d'euros pour externaliser le nettoyage de nos locaux. Nous avons entendu parler de l'obligation d'obtenir une attestation de vigilance. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce sujet ?

RÉPONSES :

Si ce contrat représente un montant d'au moins 5 000 € hors taxes en vue de l'exécution d'un travail, de la fourniture d'une prestation de services ou de l'accomplissement d'un acte de commerce (contrat de fabrication, de réparation, de construction, de transport, etc.), vous devez en effet obtenir de votre cocontractant un document prouvant qu'il respecte ses obligations sociales (déclaration et paiement des cotisations sociales). Cette obligation s'impose lors de la conclusion du contrat puis tous les 6 mois jusqu'à la fin de son exécution.

Les tribunaux rappellent régulièrement que le seul document valable dans ce cadre est l'attestation de vigilance qui est délivrée au cocontractant par l'Urssaf ou la Mutualité sociale agricole (MSA). Aucun autre document (attestation sur l'honneur du cocontractant, par exemple) n'est accepté.

Si votre cocontractant est établi à l'étranger, vous devez vous faire remettre le certificat A1, unique document permettant de s'assurer qu'il est à jour de ses cotisations sociales dans son pays.

Et attention, en tant que donneur d'ordre, vous devez non seulement vous faire communiquer l'attestation de vigilance par votre sous-traitant mais aussi vérifier sa validité et son authenticité en saisissant le code de sécurité mentionné sur ce document dans l'outil de vérification des attestations disponible sur le site de l'Urssaf ou sur celui de la MSA.

Important : le donneur d'ordre qui ne se fait pas remettre d'attestation de vigilance par son cocontractant peut, si ce dernier fait l'objet d'un procès-verbal pour travail dissimulé, être condamné au paiement des cotisations sociales, taxes, impôts et autres charges de ce dernier. Il peut également perdre le bénéfice des exonérations et réductions de cotisations applicables à ses propres salariés.

Maintien du locataire dans les lieux à l'expiration d'un bail dérogatoire - 03 Févr. 2025

QUESTION :
Au terme du bail d'un local commercial conclu, en accord avec le bailleur, pour une durée de 2 ans seulement, je suis resté dans les lieux, ce dernier ne m'ayant pas envoyé de congé et n'ayant pas manifesté la moindre opposition à mon maintien dans les lieux. Puis-je considérer que ce bail est désormais soumis au statut des baux commerciaux ?

RÉPONSES :

Lorsqu'un bail portant sur un local à usage commercial est conclu pour une durée inférieure ou égale à 3 ans, bailleur et locataire peuvent convenir qu'il ne sera pas soumis à la règlementation des baux commerciaux. Mais lorsqu'un tel bail, dit « dérogatoire » ou de courte durée, arrive à expiration et que le locataire se maintient dans les locaux sans que le bailleur ait manifesté sa volonté de mettre fin au bail ou sans qu'il s'oppose à ce maintien dans les lieux, il se transforme automatiquement, au bout d'un mois, en un bail commercial soumis au statut des baux commerciaux.

Vous pouvez donc, en effet, désormais vous prévaloir de ce statut favorable pour vous (durée minimale de 9 ans, droit au renouvellement, droit à une indemnité d'éviction en cas de refus de renouvellement...).

Déblocage exceptionnel d'un Plan d'épargne retraite - 30 Janv. 2025

QUESTION :
Je suis titulaire d'un PER individuel. J'ai l'intention d'acquérir ma résidence principale dans les prochains mois. J'ai cru comprendre que je pouvais demander le déblocage des capitaux de mon contrat dans cette situation. Vous confirmez ?

RÉPONSES :

Absolument. La loi autorise le déblocage anticipé des sommes épargnées dans certaines situations exceptionnelles comme l'acquisition de la résidence principale. Attention toutefois, sachez que les capitaux provenant des versements obligatoires du salarié et/ou de l'employeur (compartiment 3 du PER) ne peuvent pas être mobilisées pour l'acquisition de la résidence principale.

Pouvoir d'exclure un adhérent d'une association - 21 Janv. 2025

QUESTION :
Nous souhaitons exclure de notre association un adhérent qui a un comportement violent vis-à-vis des autres membres. Quel est l'organe compétent pour prendre cette décision ?

RÉPONSES :

Pour répondre à cette question, vous devez d'abord vous référer aux textes fondateurs de votre association, à savoir les statuts et le règlement intérieur, qui peuvent prévoir une procédure d'exclusion des adhérents. Une procédure qu'il faudra alors respecter au risque de voir la décision d'exclusion annulée par les tribunaux. Si ces textes sont muets sur ce point, c'est à l'assemblée générale qu'il appartient de se prononcer sur l'exclusion d'un adhérent.

Important : sous peine de voir la mesure d'exclusion annulée par les tribunaux, vous devez informer l'adhérent, par écrit, des faits précis qui lui sont reprochés et de la sanction qu'il encourt. De plus, ce dernier doit pouvoir présenter ses observations avant que la décision à son égard soit prise.

Champ d'application de la taxe sur les bureaux - 17 Janv. 2025

QUESTION :
Propriétaire de locaux commerciaux à Antibes, je n'ai pas été soumis à la « taxe sur les bureaux » en raison de leur petite superficie. Toutefois, en octobre dernier, j'ai fait l'acquisition de places de parking jouxtant mon magasin. Du coup, est-ce que je deviens redevable de cette taxe ?

RÉPONSES :

Les surfaces de stationnement, qu'elles soient couvertes ou non, sont imposées à la taxe sur les bureaux, notamment si elles sont annexées à des locaux commerciaux, c'est-à-dire si leur utilisation contribue directement à l'activité, ce qui semble être votre cas. Sachant que même si les locaux auxquels elles sont annexées sont exonérés de taxe en raison de leur superficie, les surfaces de stationnement sont imposables dès lors qu'elles mesurent au moins 500 m².

Pour rappel, ne sont pas taxables, notamment, les bureaux d'une superficie inférieure à 100 m2, les locaux commerciaux d'une superficie inférieure à 2 500 m2, les locaux de stockage d'une superficie inférieure à 5 000 m2 et les surfaces de stationnement de moins de 500 m2.

Le cas échéant, cette taxe doit être déclarée et payée avant le 1er mars 2025 pour les locaux commerciaux et les places de parking dont vous êtes propriétaire au 1er janvier 2025, à l'aide de l'imprimé n° 6705 B.

Pour rappel, cette taxe annuelle vise, en principe, les bureaux, les locaux commerciaux et de stockage ainsi que les surfaces de stationnement situés en région Île-de-France ou dans les départements des Bouches-du-Rhône (13), du Var (83) et des Alpes-Maritimes (06).

Modification de la clause bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie - 16 Janv. 2025

QUESTION :
Il y a quelques années, j'ai ouvert un contrat d'assurance-vie. Aujourd'hui, je souhaite procéder à quelques modifications au niveau de la clause bénéficiaire. Comment dois-je m'y prendre ?

RÉPONSES :

Si la ou les personnes que vous avez désignées n'a(ont) pas formellement accepté le bénéfice du contrat d'assurance-vie, vous pouvez modifier la clause bénéficiaire via un simple courrier adressé à votre compagnie d'assurance. À réception de cette lettre, l'assureur établira un avenant modifiant la clause bénéficiaire initiale. Vous avez également la possibilité de faire cette modification en rédigeant vous-même un testament (on parle de testament olographe). Ou, pour plus de sécurité, vous pouvez faire appel aux conseils d'un notaire pour une rédaction en bonne et due forme.

Chèque-repas pour les bénévoles associatifs - 14 Janv. 2025

QUESTION :
Notre association fait bénéficier ses salariés de titres-restaurant et nous souhaitons mettre en place l'équivalent pour nos bénévoles. Comment devons-nous procéder ?

RÉPONSES :

C'est dans le cadre d'une assemblée générale que votre association peut décider de distribuer des chèques-repas aux bénévoles ayant une activité régulière dans votre association. Une assemblée qui fixe le montant et les conditions d'attribution de ces chèques-repas.

Chaque bénévole a droit à un chèque par repas compris dans son activité journalière, son montant ne pouvant dépasser 7,40 € en 2025.

Contrairement aux titres-restaurant, le coût des chèques-repas est entièrement pris en charge par votre association. Cette contribution étant exonérée de toutes les cotisations et contributions sociales.

Enfin, sachez que les bénévoles qui quittent l'association doivent vous rendre les chèques-repas qu'ils n'ont pas utilisés.

En pratique : vous pouvez vous procurer les chèques-repas auprès des émetteurs de titres-restaurant.

Consultation des fichiers des salariés - 08 Janv. 2025

QUESTION :
Nous souhaiterions consulter les fichiers stockés sur l'ordinateur professionnel de l'un de nos salariés. Mais en avons-nous le droit ?

RÉPONSES :

Les dossiers et fichiers stockés sur l'ordinateur que vous avez mis à la disposition d'un salarié sont présumés avoir un caractère professionnel. Dès lors, vous pouvez les consulter librement, même en son absence.

Toutefois, lorsque ces fichiers ont été identifiés par le salarié comme étant personnels, vous pouvez les consulter uniquement en sa présence (ou si celui-ci a été dûment appelé) ou s'il existe un risque pour l'entreprise (risque de concurrence déloyale ou virus informatique, par exemple).

Précision : pour les tribunaux, sont considérés comme des fichiers personnels ceux identifiés par la mention « personnel », « privé » ou « perso ». À l'inverse, les juges estiment que des fichiers identifiés avec la mention « mes documents » ou uniquement avec le prénom ou les initiales du salarié ne constituent pas des fichiers personnels.

Toujours selon les juges, sont également présumés avoir un caractère professionnel dès lors qu'ils sont stockés sur l'ordinateur professionnel ou le téléphone portable professionnel du salarié et qu'ils n'ont pas été identifiés comme étant personnels, notamment son agenda électronique, les connexions internet, les courriels échangés via la messagerie professionnelle, les SMS ou encore les clés USB connectées à son ordinateur.

Déclaration de la cessation des paiements au cours d'une procédure de conciliation - 08 Janv. 2025

QUESTION :
Dans la mesure où mon entreprise connaît quelques difficultés financières, j'ai demandé au tribunal de commerce à bénéficier d'une procédure de conciliation. Si, au cours de cette procédure, mon entreprise venait à se trouver en cessation des paiements, est-ce que je serais dans l'obligation de demander au tribunal l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire ?

RÉPONSES :

Lorsqu'une entreprise se retrouve en état de cessation des paiements, son dirigeant est tenu, dans les 45 jours qui suivent, de demander l'ouverture d'une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Autrement dit, de déposer son bilan. À défaut, reproche pourrait lui être fait d'avoir commis une faute de gestion et il risquerait d'être condamné à combler le passif de l'entreprise.

Toutefois, cette obligation ne s'applique pas lorsque la cessation des paiements survient alors que l'entreprise fait l'objet d'une procédure de conciliation. Ainsi, dans ce cas, le chef d'entreprise est dispensé de déclarer la cessation des paiements, tout au moins jusqu'à l'expiration de la procédure de conciliation. Autrement dit, aucune faute de gestion ne pourrait vous être reproché pour ne pas avoir déclaré la cessation des paiements de votre entreprise dans les 45 jours lorsque ce délai a expiré au cours de la procédure de conciliation. En revanche, à l'expiration de celle-ci, vous devrez sans délai déclarer la cessation des paiements.

Attribution du crédit d'impôt « Haute valeur environnementale » - 30 Déc. 2024

QUESTION :
En 2023, mon exploitation a bénéficié du crédit d'impôt au titre d'une certification Haute Valeur environnementale (HVE) obtenue en 2022. Cette certification ayant été renouvelée sur la base d'un nouveau référentiel entré en vigueur le 1 janvier 2023, suis-je en droit de bénéficier du crédit d'impôt une seconde fois ?

RÉPONSES :

Non. Cet avantage fiscal, d'un montant forfaitaire de 2 500 € (multiplié par le nombre d'associés dans un Gaec, dans la limite de 10 000 €), est lié uniquement à l'obtention initiale de la certification HVE par une exploitation agricole. Il n'est donc accordé qu'une seule fois, et ce même si cette exploitation a vu sa certification renouvelée sur la base du nouveau référentiel entré en vigueur au 1er janvier 2023.

Rappel : ce crédit d'impôt concerne les exploitations agricoles qui disposent d'une certification « Haute valeur environnementale » en cours de validité au 31 décembre 2021 ou qui se sont fait délivrer cette certification au cours de l'une des années 2022, 2023 ou 2024. Les critères permettant d'obtenir cette certification ayant été réévalués au 1er janvier 2023.

Pouvoirs de représentation du directeur général d'une société par actions simplifiée - 23 Déc. 2024

QUESTION :
Mes associés et moi envisageons de transformer notre SARL en société par actions simplifiée (SAS). Si, aux côtés du président, nous désignons un directeur général, celui-ci aura-t-il le pouvoir d'engager la société ?

RÉPONSES :

Une société par actions simplifiée (SAS) est représentée à l'égard des tiers (fournisseurs, clients, administrations...) par son président. Si les associés décident de nommer un directeur général (DG), ils peuvent prévoir que ce dernier disposera également du pouvoir de représenter la société à l'égard des tiers. En pratique, une clause des statuts de la SAS doit alors prévoir expressément que le DG dispose de ce pouvoir de représentation et cette clause doit figurer dans les statuts qui sont déposés au RCS.

À défaut, le directeur général ne serait pas valablement investi de ce pouvoir.

Donation entre époux dans les familles recomposées - 19 Déc. 2024

QUESTION :
Je souhaite renforcer les droits successoraux de mon épouse lorsque je viendrai à disparaître. J'ai entendu parler de la donation entre époux. Nous avons des enfants communs et des enfants non communs. La donation entre époux est-elle applicable dans le cadre d'une famille recomposée ?

RÉPONSES :

Au décès d'une personne mariée, son conjoint survivant recueille, à son choix, soit l'usufruit de la totalité des biens de la succession, soit la propriété du quart de ces biens lorsque tous les enfants sont issus des deux époux. S'il existe des enfants nés d'une précédente union, le conjoint survivant reçoit alors un quart de la succession en pleine propriété sans pouvoir, cette fois, opter pour l'usufruit de la totalité des biens.

En présence d'une donation entre époux, le conjoint survivant bénéficie d'options supplémentaires. En effet, ce dernier pourra choisir de recevoir :

- la moitié, le tiers ou le quart en pleine propriété des biens selon le nombre d'enfants ;

- la totalité des biens en usufruit ;

- ou encore le quart des biens en pleine propriété et les trois autres quarts en usufruit.

Ce choix élargi étant possible même en présence d'enfants qui ne sont pas communs aux époux. Attention toutefois, dans le cadre d'une famille recomposée, la donation entre époux doit être maniée avec précaution. Bien qu'elle garantisse une continuité financière pour le conjoint survivant, elle peut susciter des tensions, notamment avec les enfants issus d'un premier mariage. Avant de conclure une donation entre époux, il peut donc être opportun de se faire accompagner par son conseil habituel afin de mesurer tous les aspects de ce dispositif.

Droit à déduction de la TVA sur un véhicule mixte - 17 Déc. 2024

QUESTION :
J'envisage d'acquérir un véhicule pour mon entreprise afin d'assurer les déplacements de mes salariés mais aussi, occasionnellement, le transport de marchandises. Pourrai-je récupérer la TVA sur cet achat ?

RÉPONSES :

Les véhicules conçus pour transporter des personnes sont, en principe, exclus du droit à déduction de la TVA. Vous ne pourrez donc pas récupérer cette taxe sur l'achat du véhicule, ni sur les frais de réparation et d'entretien. Sachant que pour les véhicules automobiles, le critère de conception s'apprécie en priorité à partir de la catégorisation européenne du véhicule.

Ainsi, si vous achetez un véhicule conçu et construit essentiellement pour le transport de passagers et de leurs bagages (catégorie M), vous ne pourrez pas récupérer la TVA, sauf s'il a fait l'objet d'une adaptation réversible « DERIV VP », rendue possible dès la conception du véhicule et ayant spécifiquement pour objet de privilégier le transport de marchandises (voiture avec hayon arrière, notamment). En revanche, s'il s'agit d'un véhicule conçu pour le transport de marchandises (catégorie N), l'exclusion ne s'appliquera qu'en présence d'équipements rendant le transport de personnes non accessoire.

Demande de versement anticipé du salaire - 17 Déc. 2024

QUESTION :
L'un de nos salariés nous demande de lui verser son salaire de manière anticipée. Sommes-nous obligés d'accepter cette demande et, dans l'affirmative, quel montant sommes-nous autorisés à lui régler ?

RÉPONSES :

Il convient dans cette situation de distinguer avance sur salaire et acompte sur salaire. Ainsi, si votre salarié vous demande de lui verser sa rémunération pour un travail qu'il n'a pas encore réalisé (par exemple, sa paie de février alors que nous sommes en janvier), il s'agit d'une demande d'avance que vous êtes libres de refuser.

Mais s'il s'agit d'une première demande d'acompte sur salaire pour le mois considéré, vous êtes obligés de l'accepter car celle-ci correspond à la rémunération d'un travail qui a déjà été accompli. À ce titre, il est à noter que l'acompte ne peut être versé qu'à partir du 15 du mois et qu'il s'élève à la moitié de la rémunération mensuelle du salarié (soit à la rémunération qui est due au salarié pour les 15 premiers jours travaillés du mois).

Associations : accueil d'un jeune dans le cadre du service national universel - 11 Déc. 2024

QUESTION :
Nous envisageons d'accueillir dans notre association un jeune dans le cadre du service national universel (SNU). Pouvez-vous nous expliquer comment procéder ?

RÉPONSES :

Le SNU s'adresse aux jeunes de 15 à 17 ans. Il se compose d'un séjour de cohésion de 12 jours suivi d'un « temps de service à la Nation » consacré à une mission d'intérêt général. C'est dans le cadre de cette mission, qui doit être effectuée dans l'année suivant le séjour de cohésion, que votre association peut accueillir un jeune en SNU.

Il s'agit d'une mission bénévole, d'au moins 12 jours continus ou 84 heures réparties sur un an, qui doit s'inscrire dans un des domaines suivants : défense et mémoire, sécurité, solidarité, santé, éducation, culture, sport, citoyenneté et environnement et développement durable.

Pour proposer une mission, vous devez inscrire votre association sur le site https://admin.snu.gouv.fr. Vous devrez ensuite signer une convention d'engagement avec les parents du jeune que vous avez recruté et désigner un tuteur.

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